‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 4)Chapitre 84 sur 157 · LIVRE m. SECT. a*. CHAP. Vïlï · texte numérisé non relu

LIVRE m. SECT. a*. CHAP. Vïlï

de chercher un secours étranger. Voilà ce qui conduit une confédération au bord de l'abime.

Ces vérités préoccupaient les quinze Confédérés qui, sous la présidence du chevalier Henri de Bubenberg , dans la plaine devant Zurich , travaillaient à la paix ; ils parlèrent énergiquement à Réding , mais il ne menacèrent pas de se ranger du côté de ses adversaires^*^. Cette conduite aboutit au traité de paix suivant^*', dans lequel les prétentions de Schwyz furent rabaissées plus qu'on n'était en droit de s'y attendre, mais qui renfermait le germe d'une guerre formidable et d'un mécontentement prolongé pendant bien des annéies : « Les villes et cantons de Berne , de Lucerne, d'Uri , » d'Unterwalden et de Zoug , à la demande de leurs » confédérés de Schwyz et de Glaris , ayant marché » contre leurs confédérés de Zurich , bannières dé- » ployées , les Confédérés ont réconcilié les deux parn tis de la manière suivante par une stipulation valable » pour eux y pour les auxiliaires et les aides de ceux- » ci ^*^. Premièrement : ce qui appartenait à la ville de » Zurich à l'orient du lac de Walenstadt (dans le pays » de Sargans**^), restera aux Schwyzois et aux Gla- » rennais ; la maison de l'é véque de Coire à Flums , » hypothéquée aux Zuricois pour 2,000 florins ^^^, sera

446 Par Qù ils auraient peut-être obtenu une complète concession. *»' Ch. dans Têchudi

**' Soleure, p. e., marcha en considération de Bernr, et Landenberg avec Rarogne.

1^9 Les relations de combonrgeoisie avec les habitans de Sargans.

150 yqj^ ci -dessus à n. 59. L'évéqne de Cpire avait proprement hypothéqué Flums aux habitans du haut pays ; ceux-ci avaient reçu des Zuricois le prix de l'hypothèque , estimé ici à 2,000 florins.

» rachetée , demeurera à l'évèque , mais ne servira » jamais contre Schwyz et Glaris. Secondement : tout » droit seigneurial et toute autorité .des Zuricois sur les » maisons 9 les cours de justice ^^^ et les habitans de » PfefBkon , de Wollerau , de Hurden , de l'île d'Ufe- » nau*^^ et de là jusqu'aux frontières du canton de » Schwyz demeure à celui-ci. Troisièmement : toutes » autres réclamations (concernant les frais^les indem- » nité^ ou autre chose , présentement ou à l'avenir) » ^ront soumises au droit fédéral à Einsidlen , con- » formément aux alliances. Quatrièmement : le libre » achat et le libre transit dans la ville et la campagne » de Zurich, sans autre impôt que les anciens ^^^, sans » autre exception que pour les vins étrangers ^^*, ne » pourront plus jamais être interdits par Zurich à » Schwyz et à Glaris^ ni aux habitans de leurs cantons. » Cinquièmement : pour tout le reste , les Schwyzois » et leurs auxiliaires ^^^ n'inquiéteront plus les Zuri- » cois ; toutes les autres contrées qui ont prêté le ser- » ment seront remises par Schwyz aux Bernois i> ( et par ceux-ci aux Zuricois; telle fut la convention au

*^* Métairies qui avaient lenr propre Juridiction.

'^^ Célèbre par la mort et la tombe d'Ulrich de Hutten.

*^' Le péage , le droit de conduite , l'impôt sur la vente du blé (Immi j et du vin (Ohmgeld).

*^^ Les vins d'Alsace , du Brisgan et ceux dont l'importation reste permise (peut-être les vins français; ceux d'Italie ne traversaient pas le territoire zuricois) ; sous le nom de vins étrangers, il faut donc entendre tous ceux qui provenaient d'un autre territoire , p. e. celui de Scbaffhouse ; les Zuricois ne permettaient pas qu'ils fissent concurrence anx leurs. On ne voit pas qu'aucun Schaffhousoîs ait été présent à la conclusion de cette paix.

^^^ Il est difficile de dire pourquoi les Rarogne ne furent pas compris sous cette dénomination.

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