XII
très françaises. Déjà la Suisse romande en recevait quelques rayons. Le droit faisait des progrès. Il se distinguait de plus en plus de la religion sans se montrer son adversaire. Godefroi nourrissait dans GenèTe le culte de la jurisprudence romaine. Lie livre de Grotins sur le droit de paix et de guerre ^ avait pris , sor la table de l'homme d*Êtat^ la place du prince de Machiavel; il ne la céda qu'à l'Esprit des lois. A ces clartés, les républiques suisses réalisèrent quelques améliorations. Elles abolirent pour la plupart la traite foraine ^. Jean Steck, professeur de philosophie à Lausanne ^ revit le code de la ville de Berne. Peu versé dans les affaires » et faible dans le droit romain , il fit une œuvre médiocre ^ qui n'en a pas moins régi la cité pendant un siècle ^. Les villes du Pays-de-Vaud demandaient une nouvelle révision du coatumier; la noblesse s'y opposa ^. Dans la Suisse orientale y l'actiTilé s'était portée vers l'industrie • Les soieries de Zurich^ les toiles de Saint*Gall et de l'Appenzell se vendaientà Lyon^ à Bergame pour se répandre en Espagne et sur tout le globe ^. De nombreux réfugiés allemands avaient
' Ce livre, écril en présence de la guerre de Trente ans» fat titdiul en français par Barbeyrac , professeur à Lausanne.
' Berne ne put sTentendre avec Genève sur Tabolilion de ce droit . source d'un revenu considérable. — Elle prononce le peine de T^à contre le mauvais économe, 1605. En i6ia» l^islation sur les lettres de rente. L'emprunteur doit être muni d'un acte de néc€$$ité, et constHaff en hypothèque un fonds valant trois fois )a somme qn'il reçoit H aepoit hypothéquer à l'étranger. Piiief^y, observoiifms $ar la ordow., /k $9.
> Schnell, Bemerk. uber den Urs|)rung und die Ansbildoog des Bem. Givilrechts.
* Boive , remarques snr les lois et statuts.
^ Les péages furent accrus. Us devinrent pour les villes «se aaw^ importante de revenu. HirtêU augerUê, Sclâriftm.'-^SchiiUh-^^*^^ Slg,— En 1638, 11,864 pièces de toiles sortirent des blanclii«ieri» *
UVRB XI. GHAP. VI. 643
irouvé daDS les ateliers de Zurich du travail et du pain. L'activité ne pouvait répondre à la demande. Plusieurs villes de la Confédération , enrichies à cette épo<iue^ employèrent leur fortune à s'embellir d'édifices publics ^ Le commerce suisse eût pris un bien plus grand développement encore si la jalousie des classes régnantes n'eût arrêté son essor. Zurich renfermait son industrie dans ses murs. Berne interdisait la vente du beurre , du bétail; ses montagnes s'appauvrirent et se dépeuplèrent^. Le Conseil de Bâle^ dans le but d'empêcher le monopole , se chargea d'acheter et de vendre y lui seul , les fruits de la terre et les métaux précieux'. A Genève^ les boulangers devaient acheter la farine de la chambre des blés^. Les étrangers ne pouvaient y vendre aux étrangers qu'après avoir exposé deux jours^ dans les halles, leurs marchandises aux Genevois. Telle était, au dix-septième siècle, la manière d'entendre l'économie sociale. L'Église rappelait encore par des travaux et des vertus l'âge de sa gloire. La peste s'étant déclarée dans le village de Jussi , près de Genève, on vit Tronchin , l'un des pasteurs de la ville, s'arracher des bras de sa
rAppeniell. — Le diiffre de la population te tronyaît bien inférieur à ee qo'il était an oommencement dn siècle. Le canton de Zurich comptait , en 1610, i&&,000 Imea, en i68&, après la peste, 8S,000 ; en 1671, il s'éleva à 128,000. Il est aujourd'hui de pins de 200,000.
* Haffner, 277, 90, 98. — Balthasar, Lucems V Jahrhnnderte. — Genè?e fit la face de sa maison de ville.
^ En 1618, défense de vendre le beorre. — Le prix de la livre de bœuf s'étant élevé' à 2 kreutxer, défense de vendre le bétail. En 1648, défense d'acheter des draps étrangers.
* Ochs. Ordre aux préteurs de se contenter du huitième denier, selon la charité chrétienne.
* En 1630. /. L. MalUt msê. En 16S9, défense absolue d'acheter des farines étrangères.
famille en pleurs pour aller vivre parmi les pestiférés et leur porter la c(HisolatioQ ^ Hospiuien adievait, i Zurich^ son Histoire sacromentaire et son Histoire des Jésuites, souvent encore consultées ^. Henri HottiDger répandait autour de lui son vif amour des saintes lettres et de la belle antiquité *. Les noms de Théodore Tronchin, de Diodati, de Spanheim, entouraient Genève d'une considération méritée ^. Seuls encore ces hommes défendaient les libertés publiques et s'eflirçaient de renfermer le magistrat dans les limites des lois. Ils demandaient qu'un mûr examen précédât les élections et que de jeunes hommes, qui n'étaient coonus que pour le scandale de leurs mœurs, n'entrassent pas dans les conseils, sans autre titre que leur fortune et leur nom ^. Ils accusaient la longueur des procès, eC|
« Le 25 août 4615. .
^ CBuvres, 7 voU 1669.
> Sa biographie, par Heidegger, $e Ut dans soa Bist. eocl., IX.— Use noya dans la Limmat , la veiUe de son dépari pour Leyde, où il aTiitélé appelé à la chaire de langues orientales. Seheurtr nova Utter,
* J. L. MalleL — Vial. mss. — Leurs rapports ^ntétendns. Bonne iitalUg^noe atec Jacques L Messieurs ne savent comment les empêcher de compUmentcr Charles Isor son avènement, 1623. En 16S7 arrive M^ trophanesGrislopoulos, envoyé de Cyrille Lucar, patriarche seni-jpnteS' tant de Constantinople. Envoi d'Antoine Mger. Le patriaithe cstémoglé , 1698. -^Les ministres célèbrent le Jubilé de la Réfonve saaf M « par haine pour toutes solcmnités nonveUea. » Cependant SftM» écrit sa Gtnêvm rutititUi, Laurent son GenewU juhiUnL^Fkoî, II, kfi — En 1640, intervention pacifique des villes suisses dans les diUérenkà Charles I avec le clergé d'Ecosse. Uuioifikwtr, 1640. Hottmg€r, 1,061 Arch. deê égUieâ <iuu«t, La corresp. se lit dans les suf. «U ffetiit» IL ÎV, Les Suisses ne savent trouver dana les articles des piesb^léricBS « rien de contraire, à la piété et à la majesté royale. •
^ • RuiBans étourdis, eafans par rapport à l'ftgeet au sens.» ^ daii, 16S6. • Tout le sai^ de la république se porte à sa télé 1 * ^»^'^ — Voyei SO avril 1615, 26 avril 1616. 1619, 10, 21, 56, etc.
dans les jugemens criminels^ Vinégale application des peines. Les conseils renvoyaient à d'autres temps de s'occuper de matières délicates.
La discipline n'avait pas perdu sa sévérité ; mais elle ne s'exerçait que par intervalles et en distinguant entre les personnes. La peine de l'adultère variait, à Genève, selon les temps et les cas. En 1608^ elle fut fixée à 300 francs d'amende, et les coupables furent libérés du fouet et du carcan» Les pasteurs eussent puni de mort'. En 1643^ l'amende fut portée à 2>000 écus. Zurich veillait principalement sur les doctciaes, Berne^ sur les mœurs ^. L'une multipliait les mandats contre l'ivrognerie, l'oisiyeté, le luxe^ et les arts du diaUe; l'autre s'attachait à réprimer la hardiesse des esprits ^. Rodolphe Werdmuller avait rapporté de Genève, oà il avait fait ses études, et de Venise, où û avait acquis, dans la guerre des Turcs ^ la renommée d'un excellent capitaine, l'habitude de se jouer des choses de l'Église. L'homme de guerre osa dire publiquement qu'il ne regardait point la confession helvétique comme une ouvre si parfaite. Cité devant le. consistoire, il dut faire amende honorable. Le conseil, dont il faisait partie, l'exclut pour un an de son sein et lui imposa une amende de 1 ,200 livres. A Genève, un jeune étu-*
* • En 1637, les adultères n'ajaut pas été punis, la peste affligea k ville. Sur les représentations des pasteurs plosiears s(mt condamnés à. mort par le Deax-Cents.*
^ Hottinger, 1,056. — Hnmmels epist — Ulrich mise — Archives civiles et ecclés.
* « Ghex les petites gens. »
* Ulrich Çtoutz, ayant émis qaelqnes dontes sor U Trinité, dni faire amende honorable. Areh, tccUu, IV ^ 159. Dans l'^ypenaell, le mariage était précédé d'nn examen de la foi des époox. GnmUU 4m Sekweà.
diani en droit , Rémond de la Croix , d'AnDonay^ fat condamné, comme profanateur des saintes Écritures, et pour s*étre moqué du corps des respectables miaistres, à la peine des athées : la mort* Ses parens obtinrent qu'elle fût changée en celle de TexcommuDication. Rém<Hid, à genoux y reçut Tana thème sur sa tête, en présence d'un peuple ému de sentimens divers, de pitié, de colère et de terreur ^ Quatre ans après ; Nicolas -Antoine, pasteur de Divonne, d'un caractère doux et mélancolique, convaincu d'avoir curieusement embrassé l'étude de la philosophie, et conçu cl exécrables opinions contre la divinité de Christ, fut, psr l'ordre des seigneurs de Genève, lié, mené à Flainpalais et brûlé , pour être en exempte à qui voudrait suivre ses traces. Partout le gouvernement et le clergé s'accordaient pour contenir la curiosité des esprits, impatiens de brisée leurs chaînes. Plus de &00 victimes furent livrées aux flammes à Genève, dans* un coort espace de temps, comme coupables d'avoir fait pacte avec le diable^, feu ^ peu cependant la raison se dégagea du milieo
« En 1628.
* A Colombier, âor le bord da lac de Neuchàlel , en deux 0 (1619-20) 13 infortanés furent livrés ans flammes .après sToir déDOK^ hZ complices. Beaucoup venaient s'accuser eux-mêmes. Les mioisbfl demiandaient une inquisition générale de la fol avant la cèoe.— P*"^' SSS.— Grmtt^ hH^—De Chamlnrier, hUt. de NeuchàieL—Delrio, dâ^^»' tio magUiraiuM,'^ MandaU dé Berne, 1654, 51, 61. • H n*est pas suifi» nant , écrit un conseiller iu parlement de Bordeaux , qu'il se most^ une si grande multitude de diables, vu que depuis que les misdonDiires les ont chassés des deux Indes, les Portugais en reviennent W vaiaseavx chaînés. » On empêchait les victimes de dormir, an mojco^ la torture , jusqu'à ce que les imaginations échauffées laissasseol écb'F' per Taveu. M^er^ kUi. curUui^, 259.
du sang et des bûchers. Michée Chauderon^ convaincue par son aveu d'avoir été baisée à la lèvre par le diable^ fut la dernière victime immolée à Genève pour crime de sorcellerie ^ • En même temps que ces sombres fantômes, la peste cessa de se montrer sur la rive du Lé^ man ^. L'administration suivit les progrès de la science. Kepler avait découvert les lois du ciel ; Copernic celles du mouvement de la terre, qu'il n'avait pas été permis à Gallilée d'expliquer. Bacon , Descartes avaient paru. La peine de mort, prononcée à Paris ^ et celle de Texil , à Berne ^, contre les doctrines cartésiennes, n'avaient pas arrêté l'esprit humain dans sa course. La philosophie commençait à se montrer. Une chaire lui fut, en 4614, consacrée dans l'aoadémie de Genève. Une de mathématiques fut érigée en 1628^. Déjà des tendances rationalistes se faisaient jour dans la théologie même. Elles prirent place, en la personne de M crus, dans l'école de Calvin, peu d'années après le synode de Dordrecht^ Morus, il est vrai, dut s'éloigner; mais il laissa les germes de ses doctrines i^épandus sur le sol. Un nonce de Rome étant venu à passer par Genève, Messieurs hii envoyèrent offrir le vin et le firent complimenter ^. La tolérance s'avançait entre les égaremens de l'orthodoxie et rindifférence, accrue par les fureurs des partis. Les vertus et les superstitions de l'âge de la Réforme^
« Ed 1652.
^ En 1630. Une fois encore elle reparaît à la un da siècle. ChambresL de santé. La police s'organise.
> En 1621.
* Celle de droit fat conservée , • à la demande dçs past^ars , bien qa'il n'y eût pas d'éeoUers. •
» En 164ft.
• En 1639.
648 IlISTOIRB DE LA SOISSB.
faisaient place aux lumières et aux tf reun d'un âge nouveau.
Mêmes tendances dans l'Europe calholique. Méoie curiosité y même soif d'indépendance* On baisait encore dévotement les pieds du pape^ mais en lai liant les mains. Si toutefois l'Ëglise romaine avait conservé quelque part son empire , c'était dans les Alpes'. Le bruit des armes n'y avait pas, comme en AUenugoe, étouffé la voix du Père des croyans. La dévotion y était grande. Le Lucernois se montrait chaque matin dansk temple avec l'aurore ; on notait qui n'entendait pas b messe tous les jours. On voyait dans les maisons fiibourgeoises des vases destinés à recevoir pour l'élise les dons de la reconnaissance des famille, à chsqw bénédiction du ciel ^. Le Soleurois Hafner se oompbit; dans sa chronique , à vanter le bel état des rempart spirituels de sa ville natale^ pleine qu'elle était d'ëg^ de chapelles et de couvens^. Mais c'était dans lesCao* tons démocratiques que le zèle se montrait surtout docile et prompt. Cependant Févèque de Corne ayast donné la cure de Gorduno \ dans les bailliages itab'eos»
* Scapi la gouvernait pendant la gnerre de 50 ans. > ScotU. — Gem&lde der Schweii.
* Pages 280, MO, SOI. Soleore avait reça les Salénenoes (i6ii) ^ Friboarg les sœurs de la Visitatioa , fogitires de Francho^^mté (161<> liC tiers-ordre de SL-François prit possession du couvent qoe VaMfff * Soleure, lui bfttit sur la montagne. Les Ursulines furent appelées^ Porentrui à Fribourg. Lncerne bâtît, en 1630, un riche caavcot «» Franciscains sur les raines du cbftleau des sires de WcrtcnsUnû* i*». On estimait le revenu du monastère de St..GaIl à 80.000 fl. ; Einsicdl« A0,000; Mouri 40.000; Rbeinau 40.000; Fîschîngcn lî.OOO; PfeA^' 18.000 ; Engelberg 10,000, etc.
* En 1643. En 1650 Luceme refuse de recevoir un nonce cm po^^' tait Ugati à latere. Son prédécesseur avait entrepris «or 1» """ de St. -Urbain, etc.
à un prêtre que les Gantons avaient fait arrêter pour son inconduite, ses biens furent séquestrés, et Rome fut priée de nommer im vicaire général pour gouverner les bailliages au spirituel. L'aUbé Flaeide^ d'Einsiedlen, un de ces hommes qui se livrent à de grands desseins sans avoir le moyen de les exécuter^ renouvela d'anciens différends avec Schwyz* Croyant posséder les droits souverains, il rejeta une ordonnance qui pré* levait une taxe sur le pays. Dans leur colère^ les Schwyzois envoyèrent un bailU chasser celui de TaUiéi et gou vtfner à sa place. Ils priéfent les Cantons de qoii« sidérer que, s'ils laissaient des seigncnries dépendantes réclamer rimmédiateté de FEmpire, la conséquence en serait la ruine de la Confédération* L'abbé dut céder, heureux encwe de conserver la jualiee Inféséeiureet ks appels ^ Durant ce siéde et le suivant^ Sdkvyz crut avoir de bonnes raisons pour refuser aux jésailes la permission de s'établir sur son territoire '•
Dans leurs relations entre eux, les deux cultes montraient une irritation profonde. Les haines ne s^étaient pas répandues^ comme en ÂUenMigne et en France, sur les champs de bataille avec des flots de sang; elles étaient restées dans les cœurs ^. Depuis des années, la crainte d'attirer sur la Suisse une guerre désastreuse empêchait seule les partis d'en venir aui^ mains. U
« De 1634 à 1642. Diète à ce n4et àLacenie.-<-Seotti, 94.— WattsviUe contin. « Schwys n'a ^e le droit de garde noble. • €SàxoiçàqtM de Honger, écrite en ia54, sous l'abbé Placide, an Beimann d'Eiosiedlen.
^ £n 1616. « Tout serait bîen^t leur, • écrivent le» capneint. Pin* sieurs fois les demandes d'établiasement des jésnites fareni reponsiées par Schwys dans le dii-hoitième siècle. lia ont élé ploa hearanz an dixneuvième. Zoog les rejette aussi Siadlin, IV, 587.
' Le marquis de Baden Dourlach, réfugié , ne pot obtenir, ni à B41e ni à Genève, l'exercice du cnlte luthérien. If se rendit à Tbonon.
650 HISTOIRB «B LÀ SUISSE.
semblait^ îi est vrai, que la paix de Weslphalki eo accomplissant leor séparation d'avec rEoipire , invitât les Confédérés à resserrer leurs liens ^. Mais ils avaiest abandonné tout ce qui lie rhomme à l'homme. Ni kk^ m fêles communes. Ils ne se rencontraient plus que dans une égale soif du service mercenaû^ et dans Thibitude d*envoyer^ chaque année, leurs représeattns traiter en diète de quelques intérêts communs, an milieu de beaucoup d'intéf éts contraires ^. Aussi li paix àe l'Europe devait-elle être le signal de la gnenre entre les Gantons. Ils ne pouvaient tarder à en tnmyer le sn)et ^. Il n'était pas d'année que l'adaii^islratioD de la Thnrgovie^ on les différends de Tabbé de Ssiai^ fiali avec le Tc^enbourg n allumassent quelque querelle. Même à il'heure où les pas des chevaux suédois faisaient tremUar la rive du Rhin^ ragrandissemest d'une églwe évangéllqae à Utveil, et la tentative (utt
* Genève , Nench&tel saisirent ce moment pour demander reotrée dans la confédération, t Les Cofmtois (Fnne-Gomtois on NeocbUdrâ?) donandant rentrée des alHaftees , • on envoya Ftbri .à BerM âemBàs mime chose. » 9 août 164S. Le doc de Longnefille prisse t'aniOB de Nenchâtel à la Suisse. Corrup. à ce êujet dan$ Uê mM. de fVittM pauim, mais êurtoiU août à die* 1653.
' « Pins ils s'assemblent, plus s'augmentent les difficulté Ce soDteflplois qni donnent* rente assurée sur des contestations qu'ils savent p longer sans fin , sous prétexte du bien publie La béte de somme port< le fardeau. » Scotii La pins ^nde partie des affaires se traitaient à» les dictes destinées à régler les comptes des bailliages. On s'occufMÎl^^ affaires des dix Cantons, puis des huit, pois des sept. Berne, n'apn^pi^ part au gouvernement de la Tfamfgovie , laissait Zurich en f ace des cipq Cantons. Les diètes ordinaires, destinées aux grands intérêts de lapitnei devenaient toujours plus rares.
• Quand l'atmosphère a sa charge, il ne faot qu'un sooiflc ponrdéoder Torage. L'enlèvement d'une femme arme la Grèce contre fàstfî une rixe, au moyen-âge , l'empire contre le sacerdoce.
LIVRB Xi: CHAP. VI. 651
par Tabbë de Fischingen d*élever un autel dans le tem^^ pie de Lustorf^ avaient fait prendre les armes à Zurich et aux cinq Cantons ^ Ni Tintenrention du reste des Cîoi^fédérésy ni celle des ambassadeurs de France et d'Espagne n'avaient pu leur faire tomber Vépée de la main^ L'attaque de Bréguenz par les Suédois les avait seule rapprochés. Mais la paix de Munster fut à pane conclue que^ des deux parts ^ on invita ses alliés à se tenir prêts ^^ Berne avait renouvelé^ en 1 643, ses rapports avec le Valais'. Les sept Gantons, ne voulant pas laisser les Yalaisans faillir à leur cause, les invitèrent, deux ai)S après, à envoyer des députés à Lucerne, et ils célébrèrent, dans les pompes et dans la joie , la fête de Taniitié catholique ^. Lorsque la rupture fut imminente, les cinq Cantons et Fribourg renouvelèrent leur alliance avec la Savoie ^. Les discordes des Suisses devaient permettre à Charles-Emmanuel H
* Puppiioffer, 196. — An , 168. — Religionis gravamina de Waser,