‹ Histoire de la Confédération SuisseChapitre 1 sur 178 · VII. I · texte numérisé non relu

VII. I

seigneurs et des villes de Souabe et de Franconie, nommée la grande guerre de Nuremberg 1 . Les seigneurs, ruinés en combattant les vaillans hérétiques de Bohême, détestaient les villes, qui pendant ce temps s'étaient enrichies par leur activité commerciale 2 et avaient, pour la plupart, soutenu secrètement les Confédérés dans la guerre des Suisses 3 . Fiers de leurs richesses, de leur nombre , de leurs institutions, les bourgeois donnaient à entendre que le temps avait miné l'ancien mur de séparation entre les diverses classes de la société 4 . L'envie aveuglait les deux partis sur leur destination et sur la nature du lien qui devait les unir : quel homme ne se croit pas au-dessus ou au-dessous de ce qu'il est? Ulm et Augsbourg en Souabe, Nuremberg en Franconie étaient à la tête des villes ; là Wurtemberg, ici Brandebourg, à la tête de leurs ennemis; la maison d'Autriche tenait pour ks seigneurs 5 \

Les domaines héréditaires que la maison de Brandebourg possédait en Franconie étaient gouvernés par le margrave Albert, surnommé Achille, parce qu'il sur-

4 « Bellum maius Nurinbergense. • Chron. fV aldsassense , OefeUin, 1, 78.

' * La plupart avaient modifié leurs contingens selon la mesure des temps.

8 Félix Hemmêrtin, Diat. de Nobilitate, n'excepte que Constance.

4 Un patricien nurembergeois disait a Rolbenbourg qu'il fallait briser la paroi (au bain) entre la dume (domina) et la femme, = Et cependant ces patriciens la maintinrent à leur profit D. L. H.

5 Jean Rosenpluett der Snepper, poème sur la guerre de Nuremberg (publié par J.H. Fûsslin dans le Musée suisse avec les explications nécessaires) : m L'envie et la haine l'animaient contre les brebis, et il en voulait à leurs fidèles défenseurs. • L'élable aux brebis, c'est la ville ; les fidèles défenseurs, ce sont les Suisses.

* Grande sottise de sa part D. L. H.

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