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LIVRE IV. CHAP. VII

tance, pour une conférence diplomatique à laquelle Parchiduc assista en personne *.

Cent cinquante-neuf ans après que les Suisses combattirent pour la première fois contre l'Autriche du haut du Morgarten , quatre-vingt-huit ans après que le grand-père de Sigismond eut péri près de Sempach d une mort héroïque, dans les premiers jours d'avril de Fan 1 474, et dans la ville de Constance, l'archiduc Sigismond jura au nom de sa dignité et de son honneur de prince, les villes et les cantons de la Confédération suisse jurèrent sous la garantie de Louis XI, la convention perpétuelle^ 1 .

« Toute guerre et toute inimitié cesse ; chaque par- » tie conserve ce qu'elle possède ; celles des troupes de n l'autre partie qu'elle solde lui aident à soutenir ses » droits ; tous les livres , les terriers , les registres qui » ne concernent pas les pays conquis seront remis au » prince 648 . A l'exception de ces mêmes pays et des » hypothèques non rachetées , le prince conserve ses

* L'archiduc Sigismond se trouvait à Brégen*. A cette occasion, les députés des cantons et de leurs alités se rendirent à Constance. L'archiduc y vint pour conclure déGnitivement le traité déjà projeté. Au moment de son arrivée au palais épiscopal les députés suisses le reçurent et il leur tendit la main. Un d'eux le harangua brièvement et simplement au nom de tous; le prince répondit de même. Zellmèger, II, 88. C. M.

647 La Convention perpétuelle porte dans Leibnitz , Rousset, Géorgisch, le Musée suisse et ailleurs la date de Senlis 11 juin , jour où elle fut sanctionnée par la garantie de la France : alors les parties jurèrent « d'accepter la convention du roi. »

*" Les anciennes archives de P Au triche antérieure étaient a Bade (1. III , ch. I , t. IV) ; on trouva probablement bien des documens à Lenibourg , à Kibourg et partout où la cour séjournait , et on les aura envoyées. C'est par celte raison qu'on trouve beaucoup de choses relatives à l'ancienne Suisse dans les archives d'Inspruck où était la résidence de Sigismond.

» droits de seigneur et ses fiefs. Les évèques et les villes » de Constance et de Baie prononceront sans appel sur » les réclamations de guerre 549 , les illégalités 550 et les » questions d'Etat 551 . Les propriétaires de maisons » sont seuls bourgeois et citoyens du pays 552 . Aucune

des deux parties n'accorde passage ni séjour aux en- » nemis de l'autre. Le commerce » sont libres , sans aucune augmentation des péages. » C'est là ce que jurent les villes forestières , la forêt » et la seigneurie de Rheinfelden 553 ; les premières, » les quatre villes forestières servent de demeures ou- » vertes à la Suisse en cas de guerre. La présente » convention sera promulguée de dix en dix ans. » *>

Aussitôt après la prestation du serment, les villes de la ligue inférieure 554 souscrivirent, sous la garantie du

149 L'archiduc se chargea formellement de celles qui concernaient Hewdorf.

650 Les tribunaux ordinaires connaissaient des causes relatives aux biens-fonds , aux dettes et aux successions.

Ml S'il s'élevait des différends entre l'archiduc et la Suisse. Tant qu'il «'agissait de simples questions de droit, la sagesse d'un bourgmestre suffisait pour les décider ; dès lors on a établi des maximes d'Etat dont la valeur dépend de l'artillerie. Autrefois celui qui avait raison gagnait son procès ; maintenant le succès dépend du savoir ou du hasard.

561 A cause des obligations abusives qu'un Gradler ou un homme qui lui ressemble pouvait imposer à une ville à laquelle il ne payait que sa contribution de simple habitant.

•» La forêt, c'est la forêt Noire; les villes forestières sont Waldshut, Laufenbourg , Seckingen et Rheinfelden; la seigneurie de Rheinfelden formait la dépendance du rocher (Stein).

654 On comprend sous cette dénomination les villes depuis Baie jusqu'à Strasbourg, qui, quelques jours auparavant, s'étaient alliées à la Confédération suisse pour dix ans. Il est ici question de Strasbourg et de Bûle. Stetiler. D'après une Chronique de Strasbourg manuscrite, que Guillimann possédait , cette ville fournit 40,000 florins, les autres (sans doute Baie ) le reste ; il dit que cet argent fut rendu dans la suite, (Il njoute qu'en 1478) Maximilien et son épouse Marie, héritière de

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