‹ Histoire de la Confédération SuisseChapitre 128 sur 178 · LIVRE IV. CHAP. VIU · texte numérisé non relu

LIVRE IV. CHAP. VIU

par le chevalier Jean Bérenfels et forte de deux mille hommes 9 , les Lucernois , les Appenzeilois, les chevaliers de Souabe 10 devenus des amis, la ligue inférieure, rivalisant avec les Suisses comme s'il s'agissait de leur propre cause 11 , tous passablement armés 12 , pauvres en provisions 13 , riches en courage, marchaient sur Héricourt. Au bord d'un bois et d'un ruisseau , dans le pays d'Amont en Franche-Comté se voit Héricourt, alors propriété de Thiébaut de Neuchâtel (en Bourgogne), maréchal du duc 14 . Ceux qui avaient dévasté le Sundgau , sans déclaration de guerre préalable , formaient avec une bannière principale la garnison de cette ville 15 .

ville, bleu et blanc (ci-dessus t. II, p. 276). Cinquante ans plus tard, les 1500 Bernois envoyés au secours de Bâle contre les troupes d'Arnold de Cervola avaient des uniformes blancs marqués d'un ours noir (Justinger, p. 164). Mais ce luxe ne devint, en Suisse , comme dans d'autres pays, un usage général , que beaucoup plus tard. Pendant long-temps la croix , consacrée par la religion, fut cher les Suisses un moyen de reconnaissance comme elle avait été le signe distinctif des Croisés. Voy. de Itodt, U I, 60,61. C. M.

• fVurstisen.

40 De la maison de Montfort, de Klingenberg, de Héwen.

11 Toutes les chroniques attestent qu'ils combattirent vaillamment. Lauffer en conclut , non sans raison , que les Suisses ne devraient former des alliances qu'avec leurs égaux , avec des communes, mais jamais avec des monarques (V, 327).

â * Strasbourg avait deux grands canons , trois pièces à boulets de pierre, huit coulevrines; Bâle, le grand Rûd, un bélier. PVurstisen.

M Schilling parle d'une nuit pluvieuse, pendant laquelle l'armée bernoise dut bivouaquer; les troupes souffrirent de la faim et du froid et n'en furent pas moins joyeuses , 138.

14 fVatteville, HisU de la Conféd. Helv. , t. II. Cette propriété passa aux mains de Henri, lieutenant- général sur la frontière allemande et après lui commandant en chef de l'armée bourguignonne. Mém. pour servir à Chist. de Fr. et de Bourg.

15 Les Lombards avaient forcé Werner de Schync (nous l'avons vu

3Ni les coups des béliers ni les décharges de l'artillerie ne purent ébranler les murs ; un grand froid survint; le soldat impatient demanda le signal de l'assaut , surtout les Oberlandais d'Interlachen , avides d'y monter les premiers, race vaillante, singulièrement belle, sujette d'un monastère, mais dont la dévotion n'avait pas comprimé l'énergie physique ,G . Ce fut en vain : les Suisses, cette fois auxiliaires de l'Autriche, jugérent convenable d'attendre les ordres de l'archiduc 17 .

Tout-à-coup*, des feux nocturnes ou l'incendie de quelques villages 18 annoncèrent l'approche de troupes ennemies. Le maréchal de Bourgogne avec cinq mille

auparavant sous le nom de Schyner), un des capitaines de l'archiduc, à se jeter dans Héricourt ; Ëlienne de Hagenbach et Thiébaut de Hasenbourg étaient dans la ville. Guillimann. = Hagenbach, frère du gouverneur décapité, etHasenbourg durent se défendre avec d'autant plus d'opiniâtreté qu'ils avaient commis dans le Sundgau les plus grandes atrocités, par exemple de lancer des enfans sur des arbres ou de les attacher a leurs selles comme des pièces de gibier. Leur conscience, dit If, ZeUxvèger (II, 93), leur faisait appréhender une juste vengeance. C. M.

16 Les Bernois avaient récemment envoyé le greffier Frickard vers le pape pour se plaindre de la vie peu édifiante du prévôt et des religieux. Mais le mal empira. Un couvent de femmes était dans le voisinage de celui des moines. Il arriva que la sœur de Jean-Guillaume de Scharnachthal allait faire sa profession. Le prévôt, l'abbesse, les deux couvons étaient assemblés. Un beau jeune homme d'Interlachen, Gûntschi , vint à la cérémonie; la jeune fille lui demanda de l'épouser, et le mariage eut lien. Ansitelm.

17 Nous né trouvons pas le nom du commandant en chef autrichien. * Pendant toute la nuit du il au 12 novembre. C. M.

18 Schilling parle de grandes dévastations, qui paraissent impossibles. Le comte de Ilomont voulut tenir sa marche secrète (n. 22), et il ne s'écarta guère du territoire bourguignon appartenant à son maître. L'opération combinée acquiert de la vraisemblance par ces paroles d'Etterlin : « Les ennemis pensaient surprendre et attaquer les Confédérés de » plus d'un côté. • Nous adoptons les nombres donnés par Gollut.

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