LIVRE IV. chap. vin
suisse, trouva à propos de capituler dés le second jour. Use retira vie et bagues sauves 160 , avec une fouie de gens de guerre , de nobles et de bourgeois. Les droits de souveraineté de la Savoie furent respectés par les Confédérés 151 .
George Freyburger, le cadet, grand sautier de Berne 162 , prit avec lui le vaillant Vôgeli et quelques autres guerriers bien dispos 163 , marcha du côté de Montagni-le-Corboz, alors encore château fortifié, vers le vieux manoir bourguignon de Ghampvent, berceau de grands prélats 1 64 , et qui aujourd'hui encore domine au loin le pays du haut de sa colline. L'incendie accompagna sa marche conquérante 166 .
Lorsqu'on vit s'élever des puissantes murailles de Champvent la fumée et les flammes, et que les vainqueurs de Grandson s'avancèrent en bon ordre, traînant de lourds canons , sous les murs d'Yverdun, le long des marais, à travers les champs, la terreur s'em-
150 Chron. du chap. de Neuchâtel.
151 Guy fVcber le dit expressément. On ne voulait plus des anciennes relations féodales avec Arlay.
<M Chronique frib. Son père était membre du Conseil, lui-même mourut quarante ans plus tard comme ermite. = Le Grand sautier ou chef des huissiers remplissait seul dans les séances du Grand et du Petit Conseil les fonctions d'officier de la salle , fonctions qui exigeaient un homme de toute confiance dans un temps où le secret planait sur une bonne partie des délibérations ; aussi devait il être lui-même membre du Grand Conseil ; il comptait les suffrages et jouissait de certaines prérogatives dans les votations. Il avait, en outre, d'importantes attributions judiciaires , puisque dès le xiv« siècle il présidait le tribunal de la ville en qualité de lieutenant-d'avoyer. Voy. de Rodt, note 72 sur Frickard*s Twingherremtreit. C. M.
IM On nomme Willi Gyger.
" 4 Des évéques de Lausanne, Guillaume et OUon en 127 a et 1310.
«» Chronique de NeuchâteL