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para d'Orbe. Depuis les premiers temps de l'antique Helvétie, cette ville est située sur une colline ; d un côté sont les gorges où la rivière de son nom, sortie des yallées du Jura, roule ses flots bruyans; de l'autre une plaine marécageuse de plusieurs lieues d'étendue; au sommet de la colline, s'élève un château, jadis siège des vieux Mérovingiens % brillant dans le grand siècle de Charlemagne : de cet endroit la ville s'incline sur une. pente assez rapide. Les habitans, secrètement instruits des dispositions bienveillantes de Berne , envoyèrent les clefs. Mais, au contraire, le commandant du château , Nicolas de Joux 156 , sommé de se rendre, répondit: « Artillerie, poudre , plomb, provisions, nous avons » tout, et, ce qui vaut mieux encore, la résolution de » mourir plutôt que de suivre l'exemple déshonorant de » G ra iid son. » Il avait su gagner le cœur de ses soldats : le château était fort; la tour principale, ouvrage des Romains ou des vieux Franks, bravait tout. De Joux ordonna d'incendier les maisons les plus voisines, où l'ennemi pouvait prendre position. La flamme courut de toit en toit, menaçant toute la ville : dix-huit maisons furent dévorées par l'incendie, que les Suisses ne maîtrisèrent qu'avec une peine indicible. Puis ils se ruèrent avec fureur contre les portes du château; du
• Voyez L I , p. 144. C. M. !
466 Dmod le nomme de Joigne; une autre copie de la Chronique de Neuchâlel , que nous suivons ici, de Jex (Gex?); Guillimann parie de • Johanne Jurensi • ( de Joux ? ) , sire de Château-Belin ; de manière à le - faire prendre pour le commandant *= Son nom était bien Nicolas de Joux; ce chevalier avait précédemment vendu son château de Joux m duc Philippe de Bourgogne. Geschichtforscher , VIII, 129, n. Voyexle récit de cet événement dans le Canlon de Vaud, par M. J aete Olivier, 717- 720. C. M.