‹ Histoire de la Confédération SuisseChapitre 165 sur 178 · LIVRE IV. CIUP, VIII · texte numérisé non relu

LIVRE IV. CIUP, VIII

et l'on accorda des termes raisonnables. Les Genevois payèrent le premier terme, avec les biens de l'Église 425 ; rien de plus juste, puisque l'évêque était cause de leur embarras. A la fin 420 , chaque citoyen fut obligé de donner la douzième partie de son bien et d'attendre qu'on put l'indemniser du produit d'un impôt que l'on établit pour dix ans.

A la tête des bannières réunies dans Morges et des troupes chargées de butin 427 , Pétermann de Wabern, ayant mis le feu au château, marcha sur Lausanne, qui acheta 428 la sûreté des personnes et des biens auxquels ses murs servaient d'asile 420 . Après avoir reçu ou conquis en moins de trois semaines presque tout le Pays-de-Vaud avec quarante-six villes et châteaux 430 ,

dit simplement, *Spon, 28,000, • sans désigner l'espèce de monnaie. Nous avons rcctiGé cette indication d'après le texte de Spon ; mais celui-ci a été rectifié à son tour par l'éditeur, d'après les registres publics qui portent 28,000 écus d'or? cette somme fut en effet payée aux Bernois et aux Fribotirgeois, mais c'est la seule que les Genevois. leur comptèrent. Voy. Spon, édit. de 1730, in-A°, p. 93 et 94, note. C. M.

41J Schilling s'en fâche et prétend que cette ressource n'eût pas été nécessaire, mais qu'on y recourut pour narguer Dieu et les Confédérés. Il nous paraît vraisemblable qu'ils aimèrent mieux donner le capital mort des églises que sortir l'argent de leurs poches. Voy. aussi Lévrier, 11,47. • "

426 Sans doute plus tard, car ils ne payèrent avant !a fln de la guerre de Bourgogne que le premier terme.

417 « Au départ chacun emporta ce qu'il put, car on en voulait à Morges. • Schilling.

4ÎS Précédemment 2,000 florins , selon Schilling ; maintenant au moins 7,000 , selon la Chron, frib.

419 Berne à ses milices en campagne dit expressément : Nous n'enlevons rien aux églises (11,000 vierges) , et Lausanne n'appartenait pas au comte de Romont. = Voyez sur ce qui se fit à Lausanne Olivier, p. 733- 735. C. M.

4,0 Edlibach et Schilling en donnent la liste. Nous n'avons pas nommé

les guerriers se rendirent à la cathédrale de Lausanne pour solenniser leur expédition par des actions de grâces. Ils envoyèrent une garnison à Yverdun sous les ordres de Pétermann Etterlin, de Lucerne, et un renfort à celle de Grandson sous Brandolf de Stein 431 ; vu les troubles continuels de l'évèché de Lausanne 432 , ils firent prêter serment 433 , dans Lutry, aux paroisses de

Su-Martin, Bioley, Cugy, Pont, Lamachan(?), Tschawan (Chavannes élait au bord du lac de Bienne; mais Berne, dans sa missive à ses milices, 11,000 vierges, recommande à leur vengeance Tscbawa en même temps que La Sarra et les Clées ) *, Muruersi (?), Wulleri ( Vuillerens ) , St.-Barthéleiny, Wufflens, Allaman, les deux Mont (l'ancien et le nouveau près de llolle ) , la ville de Nyon, SL-Cergues, Coppet, Bayoge (Bavois?) Morge ( ? M orges est nommé à part ) , Etscherling (?) *, Bémont ( Belmont), Bossonens, Tschatler (?) , Worru (?) , Everdes ( ci-dessus à n. 87), Vuippens, Erling(?), Bontt (Pont en Ogo?), Solipier (Surpierre). Edlibach nomme aussi la ville et le château de Mon tricher ; il compte 46 lieues; Schilling , 44.

**» Etterlin rapporte sur son propre compte qu'il fut le premier capitaine des Lucernois à Yverdun; mais , homme apte à d'autres affaires, puisqu'il était greffier d'un tribunal, il fut probablement remplacé par Albin de Sillintn , que Schilling mentionne en janvier 1476. Edlibach rapporte du reste que Grandson fut occupé par une garnison de 600 hommes; ï Anonyme St. Gallois, contemporain , ne parle dans sa courte relation que de 363. Le premier nombre est sans doute exagéré ; on y comprit probablement ceux qui furent mis dans Grandson après la conquête et ceux qui les remplacèrent.

432 Les Bernois souhaitaient qu'on payât une indemnité au prévôt d'Amsoldingen. Berne à ses milices, jeudi av. Simon J. Voy. chap. VII, n. 639 et suiv.

*" Les gens du Gessenay et du Haut-Sibenthal avaient pillé et ravagé par le feu Vevey et la contrée a voisinante, (nous ne savons pas le jour). Schilling.

1 U y a dans le canton «la Yaud six villages du nom do Cha vannes. Ce nom se retrouve

plusieurs fois dans les cantons du Valais et de Fribourg; ici un hameau porte aussi celui de Cbavanetlcs. Ce nom doit donc avoir eu primitivement une signification. C. M.

* Ce mot n'est-il pas un mélaoge du nom allemand (TscberliU) et du nom français d'Edullens ? CM.

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