‹ Histoire de la Confédération SuisseChapitre 33 sur 178 · LIVRE IV. CHAP. Vi · texte numérisé non relu

LIVRE IV. CHAP. Vi

former une alliance perpétuelle, mais, du coté de l'Autriche, pour maintenir quelques droits qui semblaient mis en oubli; du côté de la Bavière, pour s attacher les Suisses. Là des prétentions qu'on avait à peine osé former du temps de Guillaume Tell 381 , la bataille de Sempach , l'Argovie , le Rheinthal 382 , les alliances de Frihourg , de SchafThouse , de Rapperschwyl , les derniers temps et les petites difficultés récentes 383 furent l'objet de discussions contradictoires et diverses, mais sans résultat final. Ces congrès, où les plus grands princes d'Empire se rencontraient en personne avec les ambassadeurs de Bourgogne et de France 384 , servaient, avant rétablissement de légations permanentes, à faire connaître les pays et leur politique.

L'alliance des Suisses, race endurcie et guerrière, sur les confins de la France , de l'Allemagne et de l'Italie , était plus recherchée que celle de nations plus riches en or et en population. La négligence d'euxmêmes, une religion mal entendue et les arts énervans du gain, ont en partie dépouillé leurs descendans de cette considération * ; cependant la Confédération ne

111 Le pays de Schwyz avec son sol et ses terres. Réclamation de Sigismond dans Tschudi , 1. c.

m Avec Hohensax et Zwingenstein. La première de ces seigneuries était unie avec Appemell par des relations de combourgeoisie ; l'autre château, situé au-dessus de Bernang, dans le Rheinthal, avait été détruit en 1418.

m On accusa le sire de Sax d'avoir voulu s'emparer, près de Diessenhofen , du comte Allwig de Sulz et des conseillers de cette seigneurie.

Ui Thomas Ebendorfer de Uaselbaçh, où il parle de la diète n. 379.

* Pourquoi n'osez- vous pas dire la cause principale de cette décadence, l'oubli ou le mépris des principes qui avaient présidé a la fondation de la liberté , la manie de régner, la division de la nation en deux classes,

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mourut pas, mais elle s'endormit jusqu'au jour où l'équilibre de l'Europe étant rompu, un seul put s'emparer d'une vieille prééminence romaine.

A cette époque l'Empereur sollicita leur secours, tantôt comme souverain de l'Autriche 385 , tantôt comme chef de l'Empire 386 , contre son frère et contre la Bohème et la Bavière. De son côté le duc de Bavière faisait voir que l'Empereur agissait injustement 387 , que les abus de pouvcjr qu'il se permettait étaient aussi funestes 388 que contraires à ses obligations 389 ; il montrait enfin où se trouvait le contre - poids 39 °. Les Suisses permirent à leurs soldats de courir sous les drapeaux de l'archiduc Albert, beau - frère 391 de leur ami le duc de Bavière \

celle des gouvernails ou patriciens et celle des sujets ou gouvernés? D. L. H.

386 Comme dans la ch. n. 878 ; ensuite il promit pour solde 6 schellings de bonne monnaie neuve aux cavaliers et h aux fantassins.

»»« Sommation (Grœtz, samedi avant Marie -Madeleine, 1461 , dans Tschudi) de S. M. Impériale, « sous peine de la perte de tous vos fiefs, grâces , libertés et privilèges. .

187 Missive de Louis aux Confédérés, Rain , Lucioe, H61. Il se plaint d'un péage établi àWeitenegg contrairement aux traités, et d'autres abus de ce genre qui ont fait éprouver à lui et à son peuple une perte de 300,000 florins.

588 . Si l'on en venait au point qu'un Empereur pût faire la guerre à

• qui bon lui semblerait , sans nul égard à la justice , et que vous dussiei » l'aider en cela, ce serait un renversement de toute juridiction et de » tout droit ; il pourrait punir arbitrairement. »

« L'empire romain lui a é*é confié dans l'intérêt de la justice, et

• non de l'injustice ; il ne doit pas s'accroître par l'injustice, mais par la » justice. »

,M t Le comte palatin, à l'exclusion de tous, jouit du privilège d'être

• s eut juge de l'Empereur. »

891 C'est la qualité que Louis donne improprement à Albert Mechlilde, épouse d'Albert , était de la ligne palatine. * Et tout cela pour quelque argent î D. L. H.

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