‹ Histoire de la Confédération SuisseChapitre 32 sur 178 · LIVRE IV. CHaP. VI · texte numérisé non relu

LIVRE IV. CHaP. VI

Peu de jours après, le 2 novembre, comme on pensait n'avoir rien à redouter de l'archiduc , la diversité des intentions faisant continuer le siège de Winterthur avec plus de frais que d'énergie, on jugea préférable d'attendre le succès du temps et de convertir ce siège en un blocus confié à douze cents hommes. Les Zuricois ne désiraient rien moins que la conquête de cette ville au profit de tous les Confédérés.

Le plus complet désordre régnait dans la haute Allemagne. Le duc Louis de Bavière-Landshut et le margrave Albert, héros de Brandebourg, tantôt unissaient leurs armes 3G7 , tantôt les portaient l'un contre l'auu*e 368 , dans l'intérêt, celui-ci de l'Empereur, celui-là des archiducs 369 ; l'Empereur cherchait à obtenir des soldats suisses contre son frère et son cousin 370 ; la Bavière tentait aussi d'en attirer en faveur de l'archiduc Albert. Afin d'atteindre leur but, tous les partis 371 s'efforçaient de rétablir la paix dans la Confédération. Louis de Bavière y réussit à force d'activité et de prudence. 11 engagea les villes et même, en dépit du pape 372 > les évêques de Baie et de Constance à y

protection de la Confédération , jouit pendant plus de trois siècles d'une paix presque continue. Voy. J.A. Pupikofer, Hist. de ta Thurgovie (Gesch. des Thurgaus) L 1, p. 281. Voy. aussi sur l'administration delà Thurgovie par les Suisses, Appendice A, C. M.

167 A la prise de Donawôrd, H'ùpli; Adlzreiter, II, 180.

*" H'ùpli fort en détail.

Mi Albert et Sigismond lui furent favorables dans la diète de Nurem berg.

170 L'Empereur à tous les Confédérés; Graeti, lundi de Piques 1461 (avant leur paix avec Sigismond ) , dans Tschudi.

171 De même que le cardinal évéque d'Augsbourg ( autrefois mal disposé pour Sigismond. Fugger, 664 ).

» 7 * Lettre de Pie II à Cévéque de Bâle, Rome , 10 janvier 1461 , l'invitant à ne pas se mêler de ces affaires.

travailler ; il facilita les négociations en déterminant Sigismond à céder à l'archiduc Albert les provinces limitrophes de la Suisse 373 . Les Gradner, Winterfchur, Marquard de Baideck, à qui sa fidélité coûta Schenkenberg 374 , la somme réclamée par Berne de Sigismond 375 , la somme due aux créanciers de Rapperschwyl, tous les anciens griefs non éclaircis, voilà tout autant de points auxquels on ne toucha pas 376 , ou pour lesquels on réserva un arrangement ultérieur ; la Suisse resta pendant les quinze annés suivantes 377 en possession des terres et des gens que le succès des armes lui avait donnés 378 . .

Plus d une diète eut lieu à Constance 379 , d'autres y furent simplement convoquées 38 °, non dans l'espoir de

S7S Quelques châteaux avec terres et gens en-deçà de l'Arien et du Ferren. Traite de paix,

17 » Par les Bernois aidés des Soleurois. Haffner. .

,7i Les 11,000 florins relatifs au siège de Lauiïenbourg.

176 « La prétention de Wigeloy reste telle quelle; au sujet des babilans de Winterthur subsiste ce dont on est convenu (la neutralité;; il y a paix. • Ensuite on entra dans la ville; on avait étalé du pain dans toutes les boutiques pour faire voir qu'on aurait pu soutenir le blocus. Butlinger.

» 77 Jusqu'à la Saint-Jean d'été (24 juin) 1467.

178 La paix de Zurich de quinze ans (ratifiée à Zurich par les Confédérés?) Constance, lundi avant la Fêle-Dieu 1461; elle est dans Tschadi. Les principaux négociateurs pour la Suisse sont Rodolphe de Cham, bourgmestre de Zurich, le chevalier Nie. de Scharnachthal , de Berne, avec l'ancien avoyer Gaspard de Stein, le banneret Hetxel et Nie. de Dicssbach, Pavoyer lucernois de Hunwyl, Ital. Réding , le bourgmestre Jean Am Stad de Schaffhouse; cette ville fut comprise dans le traité ainsi que Fribourg, Soleure, Saint-Gall, Appeniell et d'autres liées avec celles-là.

179 La plus considérable vers la Pentecôte 1461 , lorsqu'on fit la paix. Voy. Tschudi, II, 617.

*»• Lettre de Balthatar de Wartenetein et de Henri de Windek. Constance, Reminisc. , 146».

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