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LIVRE IV. CHAP. VI

De quoi n eût pas été capable ce peuple s'il fût resté juste et fraternellement uni ! Mais rarement les hommes qui acquièrent une supériorité de pouvoir conservent leur vertu ; ils font des conquêtes et perdent leur véritable gloire , la confiance des peuples. Même avant la paix de quinze ans , l'esprit de conquête excita l'indignation. Schwyz et Glaris , qui , avec le secours d'Urij s'étaient emparés de Walenstatt, considérèrent cette ville comme faisant partie de leur seigneurie de Windek 435 , tandis que, d'après une convention, Zurich et trois autres cantons entendaient que les contrées conquises dans cette guerre seraient administrées en commun. Ce différend fut apaisé par la médiation de six villes confédérales désintéressées 436 , sous la présidence du respectable Bubenberg 437 et au gré de la majorité 438 . Dès-lors, les sept cantons, le comte, les seigneursjusticiers 439 et les communes indépendantes 440 exercèrent dans le pays de Sargans , souvent dans les mêmes lieux 441 , des droits anciens et déterminés sur les hom-

4,5 Le Gaster, hypothèque autrichienne qu'ils s'approprièrent entièrement dans cette guerre par la force des armes. Leu sur Simler, 558 ; Henri Tschudi , 314.

Berne, Fribourg , Solcùre , Schaflhouse , Bienne, Saint -Gall, étrangers au plan et à l'exécution de cette expédition.

4,7 Là étaient aussi les avoyers de Scharnachthal , de' Ringoltingen et de Wabern, et le banneret Hettefl; de Fribonrg, Felga; de Soleore, I avoyer de Wenge; de SchatThouse, le bourgmestre Am Stad.

418 Zurich, Lucerne, Untenvalden et Zoug devaient posséder en commun avec les trois autres cantons Walenstadt, Freudenberg et Nidberg. Sentence prononcée à Luceme, 17 février 1461. TscImdL

M » L'abbé de Pfaevers , le possesseur nanti de la forteresse de Grepplang au-dessus de Flums, le seigneur de Warlau.

444 Surtout Mels.

441 Comme à Nidberg , Flums, etc.

mes libres , les serfs et les walser 442 . Les forêts 443 , les pâturages 444 , les eaux , les poids et mesures 446 et les affaires des étrangers 440 ressortissaient à l'autorité souveraine; le comte avait une part essentielle à l'admi-

442 Colons dans le Praetigau et ici. On dit qu'anciennement , dans un temps de troubles, ils vinrent ici du Valais. = Selon heu on donnait encore particulièrement le nom de « libres Walser » aux habitans des maisons et métairies de Pallfrys et Matlug dans la commune de Wartau, bailliage de Sargans; tant qu'ils y demeuraient, ils étaient exempts de contributions , de droits accidentels et d'autres charges. Du reste , le mot fValseresl celui qu'on retrouve sous diverses formes dans un grand nombre de langues pour désigner un étranger, et qui a même servi à former plusieurs noms de peuples et de pays. Dans quelques parties de l'Allemagne fVafde signifie un étranger, particulièrement un Italien ; hVœlsck a les mêmes significations et s'applique de plus à ceux qui parlent le français; en suédois val, en anglo-saxon vocal, en hongrois olah, TOflt dire étranger, et dans cette dernière langue otasz est le nom des Italiens. La racine germanique de ces mots, wallen, voyager, se reconnaît aussi dans WaUàcheï (Valachic) , Wallh (Valais), Gai , Gaèl ,Gaul (Gaulois), PVales (pays de Galles) , sans préjudice des noms dérivés du Latin vallis. G. M.

444 Extirpation des animaux sauvages (on mentionne les ours, les sangliers et les innocens chamois); chasse aux oiseaux (chasse avec le faucon , chasse au héron); gibier. Détermination n. 426. On voit par l'accord stipulé eu 1467 à fVésen par les sept cantons entre le comte et les paysans , que le commerce du bois était un droit privé et l'exportation défendue.

444 Annuellement de chaque chaudière la nourriture des oiseaux. La montagne où les chasseurs et les chiens s'établissent leur donne un bœuf de trois ans , parce que la chasse protège les troupeaux. Tous les cinq ans délimitation sous serment de la chasse. Détermination n. 426.

445 De les examiner une fois par an. lbid.

44 « Suivant une franchise de l'Autriche, 1382, ceux qui passent d'un domaine autrichien dans la paroisse de Mels sont soumis aux mêmes servitudes et aux mêmes obligations que ses habitans ; les seigneurs héritent des célibataires (exempts d'impôt leur vie durant) qui s'établissent chez eux et meurent sans héritiers. Ibid.

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