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ne venant i>as lui-même, comme il Pavait promis VJb , mais ses conseillers lui trouvaient trop de franchise et de bienveillance. A la nouvelle qu'on canonnait Mulhouse, tous les députés s'en retournèrent, ceux de Berne et de Soleure dans la contrée où, malgré Tétat de paix, l'impatience guerrière 697 répandait du sang. Les Confédérés résolurent cependant de faire marcher des troupes su fil sautes et de prendre un terme convenable pour la déclaration de guerre 598 . Déjà l'exaspération se manifestait dans le Sundgau en détruisant d'utiles ouvrages de la nature et de l'art 599 ; ni clocher fortifié, ni murs des châteaux, ni prospérité agricole 600 ne protégeaient les villages de la noblesse. Quelques-uns trouvaient la vengeance plus douce que le vin 601 ; chacun se débattait courageusement pour défendre son butin contre des forces supérieures 602 .
Vers le jour de St.-Jean-Baptiste (24 juin 1 468) , les villes et les cantons de la Suisse , ainsi que Schaffhouse 603 , Fribourg et Soleure , déclarèrent la guerre 604 *
*" Tschachttan.
ir> . Les gaillards autrichiens. • Tschudi. Un Soleurois aussi s'était avancé à cheval et avait été fait prisonnier. Tschachtlan.
598 Diète à Zurich au commencement de juin. Tschudi.
5,9 Destruction tlu canal qui amenait de l'eau à Einsisheim , etc. Wurstisen.
640 Prise des beaux villages de Brunnstatt et Rixheim; décrite avec le plus grand soin par Tschachtlan.
601 On prit à Brunnslalt 40 tonneaux de vin qui furent bus eu quinze jours. Id.
602 Tschudi, 40 chariots de vin cl de butin.
* M Déclaration de guerre de cette ville, Pierre et Paul 1468.
604 Tschudi (t. II, G8G) raconte à celle occasion , mais les historiens d'Cnterwaldcn Bueshiger cl Zetger ( L II , 08 ) , à l'an 16/i4, qu'un courrier dUnierwalden fut noyé contre le droil des gens Cette action se répéla-lclle?
à l'archiduc Sigismond, pour venger la cause de Schaffhouse et de Mulhouse 60& . Les bannières se mirent en marche dans l'intention d'occuper le Sundgau, ainsi que la forêt au-delà du Rhin et le Brisgau. Les Bernois et leurs combourgeois *°* 9 au nombre de sept mille hommes, sous les Ordres d'Adrien de Bubenberg C07 ,
Celle ville esl nommée seule, parce qu'elle seule était immédiatement alliée avec tous les cantons ; Sigismond ne voulut pas exécuter contre elle ce qui avait été convenu à Constance en 1467. Tschudi , II,
• M Le comte Guillaume d'Arberg-Valangin , la vHIe de Sienne, le Gessenay. Stettler.
•° 7 Avec lui commandaient le chevalier Nicolas de Scharnachlhal elle gentilhomme Hartmann de Slein ; Louis Brûggler étaitbanneret (comme en 1289. Ci-dessus 1. I, ch. XVII, t. II, il faut substituer ce nom à celui de Brugger) ; Pierre Kistler était le conseiller des chefs ; Gaspard de Scharnachlhal commandait la cavalerie. On peut déduire de là l'organisation de Pétat-major. = M. de Modt , dans son Histoire des institutions militaires de la république de Berne, t ï, p, 118-124, fait connaître cette organisation d'une manière plus complète. Voici ce qu'il nous apprend :
La souveraineté et les traités donnaient à la ville de Berne , pendant la guerre, l'autorité supérieure non-seulement sur les milices de son ressort t mais encore sur celles des villes et des contrées unies à cette cité par des rapports de combourgooisie ou des alliances. Le commandement de l'armée lui appartenait donc ; les chefs attachés à la bannière de la ville l'exerçaient en son nom et formaient ce qu'on appelle aujourd'hui l'état-major. A sa téle était le général avec le titre de Hauptmann (chef, capitaine), élu par l'aulorité souveraine, les conseils et les bourgeois, de même que les autres officiers supérieurs adjoints à la bannière. Ce commandement était ordinairement conOé au premier magistrat de la république, à l'avoyer; toutefois on ne suivait pas à cet égard une règle fixe , et les exceptions ne manquaient pas , témoin la guerre de Laupen , où le Conseil et les Deux Cents mirent à la téte de l'armée le chevalier Rodolphe d'Erlach , qui ne remplissait ni la charge d'avoyer ni même aucune autremagistrature.
Le second rang appartenait au banneret; chargé de la garde de la bannière, il commandait les troupes qui en relevaient; son office dans l'armée doit le faire considérer comme le commandant en chef de l'infan-
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passèrent le Hauenstein ; sans engagement précis, quand une amitié particulière ne les y obligeait pas m , huit mille hommes des autres cantons traversèrent l'Argovie, et laissèrent une garnison dans Schaffhouse m ; en tout énergique et prompte , la Confédération portait le principe de sa force dans les cœurs , tandis que celle de l'ennemi dépendait du vasselage et de l'or. Ils parcoururent le pays avec la joie que donne le sentiment qu'on est hommes et frères 010 . La ville de Soleure, alors «i l'extrême frontière de la Suisse de ce côté-là, restaura avec du vin les troupes qui arrivaient 611 , leur adjoignit
terîe; de là le serment qu'il prêtait de seconder le général dans le commandement et l'instruction»des troupes. Cette place était remplie à tour de rôle par nn des quatre bannerets de la ville.
De quatre à six membres du Petit-Conseil étaient adjoints au général en qualité de conseillers ou agseaeur* consultons; il devait délibérer avec eux sur les opérations de la guerre. Ces conseillers réunis au banneret formaient ainsi, sous la présidence du général, l'autorité dirigeante, le véritable conseil de la guerre.
À cette autorité se subordonnaient les autres officiers supérieurs des milices, le commandant tt le banneret des arquebusiers , le commandant et le banneret de ta cavalerie, te directeur de l'artillerie , l'architecte ou directeur du génie.
Le jugement des délits appartenait à un Conseil de guerre judiciaire , présidé par le général et composé d'assesseurs pris dans les grades supérieurs et inférieurs , et choisis par le gouvernement avant le départ de l'armée. C M.
••• Zoug invite Claris à une expédition contre Mellingen. Brcmgarten , Pierre et Paul la68 (pour paraître plus imposans) dans Tschudi.
609 Avec quatre-vingts hommes. Tscliaddlan. Berne n'envoya personne. Edlibach.
610 « En avant avec une riche musique, tous sont frais et gaillards; » Berne et Soleure viennent en hâte; Dieu vous donne succès et salut.
• A l'exemple de vos ancêtres, ne vous abandonnez pas les uns les au-
• très. • etc. Chant de guerre , dans Tschudi
611 Les Bernois, les Fribourgeois et les Biennois burent !2 saum ( le saum est de 100 pots ou 20C bouteilles); prix : H livres. Haffner.
l'avoyer Ulrich Byso avec un bataillon bien armé, et fit occuper les? châteaux sur les derrières de l'armée m% . Baie ne prit aucune part à cette guerre 013 .
Sur ces entrefaites (17 juin) un détachement considérable d'ennemis s'était répandu de nuit du haut de Frémingen 614 dans la partie du district de Brunstatt la plus voisine de Mulhouse. En enlevant les femmes qui se rendaient le matin aux champs, ils attirèrent hors des murs quatre-vingts hommes de la garnison. Ceuxci cherchèrent en désordre l'ennemi 61 *. Cavaliers en tête, il se présenta en bon ordre, et surprit quelques hommes. Les Suisses se rangèrent derrière leurs pièces ; un cavalier tomba. Tandis qu'on se battait pour son armure 016 , deux nouvelles divisions se joignirent au principal corps d'armée des Allemands ; les Confédérés, quoique renforcés aussi, durent s'appuyer sur 1*111. Lorsque, protégés par leur artillerie, ils eurent atteint la rivière , l'ennemi se trouva sur leurs derrières et sur leurs flancs; sur l'autre rive flottait la bannière des troupes de Thann. Dans ce péril imminent 017 , une seule pensée animait ces trois cents hommes, c'était de vendre chèrement leur vie l'un pour l'autre et
M * Mônchenstein appartenant à (TEptingen , Landcron dans le Leimenthal appartenant aux nobles de Reichenstein.
«» Wurstisen. ' *
614 Les sires de Hammersdorf étaient seigneurs de ce château. Sclwpflin,Als. ill. II, 39.
M » « Chacun fit de son mieux ; l'un courut d'un côté , l'autre de l'uiitre. • Tschachflan.
616 Comme dans les guerres homériques ; quels efforts ne faisait-on pas pour les a*ûXa ( dépouilles) ?
617 Beaucoup se prirent à frémir. Tschudi.