LIVRE IV. CHAP. VI
tandis que les conseillers autrichiens sauvaient l'imprudente noblesse par leur médiation 683 .
L'archiduc SigismonA, pacifique 6 * 4 et nullement ennemi des plaisirs des villes 58â , ainsi que l'archiduchesse Éléonore, douce et préférant les charmes de la poésie 586 aux agitations du monde, désiraient la paix ; l'orgueil de la noblesse s'irritait de ce frein* Les seigneurs cherchèrent à soulever la puissance de l'Autriche en faveur de leurs passions ; on attribua la mauvaise issue à des fautes accidentelles, et Ton renouvela la guerre avec de séduisantes espérances et dans l'intention de la mieux diriger. Un homme d'armes de Jean Erhard de Masmoûtier 587 ne craignit pas d'afficher à la porte de Mulhouse une violente déclaration de guerre faite à cette ville et à ses Confédérés 688 . Oubliant une ancienne amitié, presque au moment où leur père octogénaire venait de fermer les yeux &89 , les jeunes de Klingen-
"» Traité , S nov. Régisheim paya 625 florins «l'amende pour avoir agi contre les lois. fVurstisen.
M * H élail occupé à négocier un accord entre le palatinat et Bade. Id.
* 8§ 11 dansa à Bâie dans la salle ordinaire des bals avec des dames et des demoiselles nobles. Le mercredi des cendres, le duc se souilla et parcourut la ville avec d'autres gens déguisés. Id.
" 6 « Des nobles et m Mes vertus , de l'honnêteté et de la chasteté du chevalier Pontus; histoire glorieuse , magnifique et féconde , traduite du français en allemand par haute et puissante dame Léonore, reine d'Ecosse , archiduchesse d'Autriche. • J'ai sous les yeux l'édition de 1548 , 62 feuillets in-folio ; mais il y en a de plus anciennes, a L'original porte k litre suivant : Le roman du noble roi Pontus, fils du roi de Galice et delà belle Sydoine. Paris, Nie. Cbrestien, sans date, in 4. Golh. C 11.
M7 Konrad Kueffer, deBonndorf (que plusieurs confondent avec le garçon meûnier j. Fiïsslin.
6,8 Aussi contre Zurich et Lucerne. Il va Jusqu'à les menacer de les incendier nuitamment. Ch. 18 déc. 1466. 16.
'»• 1462 ; cinq ans après avoir vendu Hohenklingen , Stein et Hémiss-
berg surprirent et brûlèrent ie petit village paisible de Bucb , relevant de Schaffhouse et situé agréablement non loin de Randek 500 . Autour de Schaffhouse e( de Mulhouse, arbres, vignes, ebamps, bommes, rien n'était en sûreté. Soîeirre et Schaffhouse se virent exposés à l'insolence, l une de Falkcnstein, l'autre de Hewdorf 591 ; mais Mulhouse, isolée et située dans une plaine ouverte , s'attira par sa confiance dans la Suisse plus d'outrages qu'aucune autre ville 592 . Les cœurs des citadins et des campagnards en furent irrités; on mit des garnisons dans les villes; le peuple, devançant les mesures régulières, envahit les districts hostiles, bravant l'ennemi jusque sous ses murs 593 . Les autorités de l'Autriche antérieure s'en effrayèrent; comme elles aspiraient sincèrement à la paix, ou que du moins 594 elles voulaient gagner du temps, elles firent à la fois des propositions et des préparatifs.
Avant la conférence de pacification convoquée à Baie, la Confédération suisse 595 résolut de regarder comme hostile toute disposition indécise et de faire savoir par quelques paroles modestes qu'elle ne s'en laissait pas imposer. Le duc inspira de la défiance en
hofen aux conseillers, juges et bourgeois de la ville de Stein. Balthatar Pfitier.
590 1464; cher le même. Leur fortune devait être en mauvais état Us avaient vendu l'année précédente Bûesingcn à Jean Barter de Schaffhouse.
691 Chartes en grand nombre dans TschvdL
M> On l'appelait l'établc à vaches des Suisses. Tschudi, II, G80. Les ennemis beuglaient quand ils apercevaient un Mulhousois. Fiisslin. . Vachers, queues de vaches. » fVurstisen, . .
m Contre Waldshut , Villingen , Ensisheim.
Tschudi, II, G80.
*« BecèM de hucerne , 12 mai 1468. TidmdL