‹ Histoire de la Confédération SuisseChapitre 53 sur 178 · LIVRE IV. CHAP. VI · texte numérisé non relu

LIVRE IV. CHAP. VI

la cavalerie de la noblesse , qui attribuait au désavantage d'un sol montagneux ses nombreuses défaites 631 ; on l'attendit en vain, malgré (ouïes les provocations 682 . On brûla dix-huit villages et châteaux 633 et même les faubourgs considérables de Tbann 634 , après avoir débusqué du Staufen les soldats de cette ville, si orgueilleux dans leurs propos. Au milieu de la terreur générale d'un pays sans défense, Wattwyler parut acheter à bon marché la clémence des Bernois au prix d'une capitulation 635 ,• mais la prospérité naissante de la petite ville paya cette consolation lorsque Thùring de Hallwyl n'eut plus à redouter les Suisses 636 ; comme si des sujets abandonnés par le prince devaient s'abandonner eux-mêmes !

Les seigneurs refusant la bataille 637 , l'honneur des armes suisses demeura intact autant que la sûreté de Mulhouse l'exigeait. On renouvela ou renforça la garnison 638 ; la viUe fournit des vivres à l'armée. Quarante des meilleurs soldats 639 qui couvraient les bagages fu-

4,1 Comme dans ce passage du premier livre des Rois (XX , 13 ) : Les » serviteurs du roi de Syrie loi dirent : Leurs dieux sont des Dieux de » montagne , c'est pourquoi ils ont été plus forts que nous ; mais com- > battons contre eux dans ta campagne , certainement nous serons plus » forts qu'eux. • Le courage et l'intelligence tirent parti de toutes les positions.

«« Le détail de ces dévastations se trouve dans Tschudiei Tsehachttan.

•»! « Et quatorze avant qu'on arrivât ici. • Chant de guerre,

•** Où l'on but le bon vin du gentilhomme Erhard de Rheinacb.

n * Siettler; encore loi en firent-ils la remise à leur départ

Il la pilla et la frappa d'une contribution de guerre de 1150 flor. Derler dan 5 Schôp/lin, 11, 96.

• Les ventadours n'ont pas louché le taureau suisse. • Stettler.

M De 200 Bernois. Tsehachttan , mon principal guide.

,M Ils sont appelés Kneehte ( valets, gens de guerre ); mais quatre éliicnt membres du Conseil de Lucerne; les Glaronnais appartenaient

rent assaillis a un mille de la ville par trois cmts cavaliers; les premiers combattirent avec avantagea pied; ils tuèrent beaucoup de chevaux et trois hommes , heureux si, par erreur, ils n'eussent pas donné la mort à un vaillant homme de Glaris ° 40 , dont la croix blanche, dans une chute qu'il fit, fut couverte par sou haubit. Grâce aux soins de Jean Tschudi , fils du landammann, on lui rendit les derniers honneurs. Tous retournèrent à la ville, d'un pas ferme, menant leurs chevaux à la main. Ensuite les Confédérés quittèrent le Sundgau pour une autre contrée.

Beaucoup de tours fortifiées 041 et d'excellentes murailles mettaient à l'abri d'une surprise la ville de SchafThouse, où le noble et riche Conrad Schwager était revêtu de la dignité de bourgmestre Gi2 et Conrad de Dettikhofen de celle de prince-abbé de Tous-les-Saints 043 . Mais du côté de la Souabe, où des sentiers à peine praticables conduisent par les flancs du Randen, et enfin par les prairies de Mérishausen et par des collines plus gracieuses vers la ville , et où les domaines patrimoniaux du noble Fulach excitaient la cupidité de son ennemi , on disputait souvent dans des luttes sanglantes chaque pouce de terrain 044 . Du moment que Schaff-

aux premières familles ; Knecht , dans le langage militaire , a conservé un reste de la dignité demeurée au mot anglais Knight.

640 Henri Schuler (du nombre des anciens hommes libres).

641 R'ûger compte huit ou dix tours de chevaliers , non compris la forte et haute tour de Saint-Jean ni celle de l'église principale.

•* 2 Depuis 1463, d'après la liste de M. le bourgmestre de Meyenbourg sur les circonstances de sa famille. Voy. R'ûger,

" 3 Ch. du curé Wèber de GaiLingen , au nom du vénérable prince et seigneur l'abbé de SchafThouse , 4467. Manutcr. de Pfistcr.

•** R'ûger, Ballliasar Pfister, Laurent de fVatdkirch. Ils disent qu'on y trouve des ossemeus et des armes».

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