LIVRE IV. CHAP. TI
houseeutune garnison suisse, les nobles abandonnèrent le pays, au point qu'un capitaine unterwaldien ne rencontra pas un ennemi jusqu'à Waldshut 645 , et qu'après la déclaration de la guerre, tout le Klekgau , ainsi que Tbûengen sur la Wutach furent enlevés au comte de Sulz au profit de la Confédération 646 . Les Schaffhousois prirent possession de Thûengen 647 . Les Suisses envoyèrent de l'Ochsenfeld mille hommes du côté de la Forêt-Noire, dont les habitans du Hauenstein défendaient le défilé derrière un retranchement ; les Schaffhousois ayant surpris l'ennemi du côté opposé, le retranchement fut renversé après une résistance opiniâtre 648 ; il ne resta d'autre parti à l'abbé de St.-Blaise , Christophe de Grùt, que de sauver ses sujets moyennant une somme de quinze cents florins et une promesse équivalente 649 . Les mêmes institutions produisent des effets divers suivant l'esprit qui anime leurs auteurs : tandis que la Confédération suisse triomphait partout, celle du Brisgau 650 , en dépit du courage dévoué du peuple, n'eut pas plus de résultats que l'alliance renouvelée de l'archiduc avec les chevaliers du bouclier de St.-George 651 \ ,
645 Gaspard Koler. Cette expédition donna lieu à un procès entre son canton et les habilans de Rhcinau, qui laissèrent évader les prisonniers commis à leur garde; mainte dicte eut à s'occuper de cette affaire. Ttchudi, 678 et suiv. ;
' 1 Le même et les Chroniques schafjhousoises.
•* 7 Ils le fortifièrent; de là leur prétention subséquente.
m II périt 50 hommes du pays, selon Ttchudi , 80 selon Tschachtlan. Je ne trouve nulle part que l'abbé ait été fait prisonnier, comme llœberlin le rapporte VI , 584.
tso Vabbé Gerbert, Hist. sylvœ nigrœ, II, 228. De 1460.
151 B'ùrgermeisier , dans les Archives de la chevalerie d'Empire, 1 , 52 , a donné la ch. datée de Villingen, vendredi après SL Barlhél. 1468.
* Les absurdes mesnres révolutionnaires de l'Autriche pour faire in-
Les Confédérés armés pour Schaffhouse campaient au bord de la forêt voisine de Thûengen, où la Wutach précipite ses flots dans le Rhin. Non loin de Waldshut campait Bilgeri de Hewdorf , auteur de grands maux. De Laufenbourg et de Rheinfelden , Falkenstein et Rechberg , sans avoir déclaré la guerre en leur propre nom 6W , fondirent sur les pâturages des Argoviens 653 ; de sorte que ceux de leurs gens qui tombèrent entre les mains des ennemis furent traités comme brigands 654 . Les Confédérés refusèrent de se retirer avant la conclusion d'une solide paix 056 . De l'Ochsenfeld, leurs bannières, en trois divisions, remontèrent le Sundgau , ravageant tout sur leur passage, et irrités de trouver les portes de Baie fermées, ils traversèrent sans ménagement les domaines des bourgeois de cette ville ° 56 , puis se séparèrent en attendant qu'une diète prit une résolution ultérieure. Les Lucernois 657 et les Zuricois sentirent l'inconvenance d'une telle conduite ; on n'avait rien fait d'essentiel pour Schaffhouse 658 . C'est pour-
surger l'Allemagne en 1809 ont manqué leur effet par les mêmes causes. Les mesures révolu tionnaires ne reçoivent leur force que d'une impulsion nationale; le mouvement doit avoir son origine dans le peuple. Il faut des Sparlacus, des Schiil, des Brancaleoue, etc. pour en tirer parti. D. L. H.
*** Suivant l'usage d'alors , les seigneurs qui soutenaient des relations féodales diverses avaient coutume d'annoncer par des déclarations personnelles s'ils prenaient part à telle ou telle guerre.
•** 400 pièces de bétail, llaffner,
"* Neuf furent décapités dans Arau. Miimter, Çotmogr. 62i. «m «Ils ne voulurent pas retourner chex eux, à moins de rapporter la paix. » Tschachtlan.
•M Wursiisen.
•» « Il sembla aux honorables de Luccrne que la chose n'était pas juste.» Rtlcriin.
™ Je ne sais pas pour quelle raison Hsbcrlin ( VI , 585 ) considère le