‹ Histoire de la Confédération SuisseChapitre 57 sur 178 · LIVRE IV. CHAP. VI · texte numérisé non relu

LIVRE IV. CHAP. VI

rés 080 . Ils trouvèrent les Bernois et ceux qui partageaient leurs sentimens G8J décidés pour un assaut, Zurich hésitant 682 , tous les autres assez partisans de l'énergie de Berne 683 . Berne cependant n osait s'opposer à la pacification que dans une mesure qui ne permettait pas de lui imputer la continuation de la guerre. L'Autriche, dont on déclina les prétentions, s'abstint de toute expression qui aurait pu irriter la susceptibilité 684 . Schaffhouse et Mulhouse obtinrent ainsi une paix sûre 686 ; les Bernois demandaient pour les frais ou comme hypothèque Waldshut et le Hauenstein ; rien ne put les faire dévier de cette condition * 86 \ « L'ar- » gent, dirent-ils, chers et fidèles Confédérés, l'argent « sera notre perte ; celui qui se contente d'argent n'est «jamais redoutable 687 . » Les simple» soldats bernois déclarèrent dans une assemblée avoir quitté leurs foyeïs, non pour y rapporter de l'argent, mais pour conquérir au profit de la république des villes et des châteaux *\ Les conseils déclarèrent à un député

<S| L'évéque de Constance vint aussi. Tschachtlan.

m Les Soleurois , beaucoup de Lucernois. Relation turicoUe*

m On vonlail examiner la chose , en faire rapport à la commune, puis donner une réponse convenable. Relation, mardi après N.-D. d'août.

m t Si la majorité le décidait ainsi, ils monteraient aussi à l'assaut; il fallait demeurer u.iis. Ibid.

Cinquième relation des Zuricois.

6,5 Le ban fut levé , l'archiduc prit la place de Hewdorf , relativement à la réclamation.

686 lisse séparèrent des autres députés; ils demandaient Waldshut et plus encore. Sixième relation,

* Ils avaient bien raison. D. L. II.

687 Us insistèrent fortement sur ce qu'il ne nous était point honorable de prendre de l'argent, VU que l'argent nous rendait malades et peu redoutables. Septième relation.

*' Tour incorporer à la confédération des citoyen';, non pour con-

suisse 088 « qu'ils avaient donné des pleins - pouvoirs » pour toute la campagne aux sages chefs et conseillers » de l'expédition , mais que le simple soldat lui-même » réclamait Waldshut. » Si les Bernois eussent eu en Suisse la même prééminence que Rome dans le Latium et en Étrurie 689 , ils auraient puissamment influé sur la politique générale. Mais les Confédérés , modestes et loyaux , résolurent, conformément à l'usage, de traiter aussi au nom de Berne 690 . Les Bernois se bornèrent donc à supplier qu'on donnât du moins l'assaut à un des remparts, afin de finir glorieusement une vaine expédition. Les autres considérèrent cela comme un stratagème pour enflammer les soldats d'une ardeur belliqueuse. A la fin les Bernois se contentèrent de recommander l'intérêt de Mulhouse et une ancienne réclamation d'argent 691 . Leur sagesse triompha de leur chagrin ; ils ne se séparèrent point de leurs confédérés. Ils obtinrent par là l'unanimité des cantons pour résoudre un fait d'armes, si l'on tardait à accepter la paix 092 \

quérir des sujets; voilà t*€ qu'ils auraient dû penser et faire, et la Suisse cûl mérilé d'éUe toujours libre. D. L. U.

Félix OEri, qui joue un rôle dans les affaires Jes plus imposantes de ces temps, un des boucs, tribun a Zurich.

689 Deny$ d'Halicarnatse fait voir combien cette r^ijxcvî* servit à l'accroissement de la république.

698 On appelait cela ne rendre maître d'un canton ; mesure utile et applicable tant que l'on fut convaincu que l'intérêt de la Confédération de vait remporter sur tout le reste.

694 il ,000 florins depuis le siège de Lauffenbourg en ihhh.

69î Dernière Relation zuricoise, jeudi après St.-Barthél.

* L'admirable conduite des Bernois dans la guerre de Waldshut mérite de servir à jamais d'exemple à la Suisse; elle allie la grandeur et la hardiesse des vues politiques , caractère de l'ancienne république de

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