‹ Histoire de la Confédération suisseChapitre 14 sur 66 · PROGRÉS DE LA RÉACTION CATHOUQUE H · texte numérisé non relu

PROGRÉS DE LA RÉACTION CATHOUQUE H

pendus OU dispersés. Telle fut l'issue d'un complot qui venait de transformer une église en une faction. (1560.) Bientôt après, Charles IX succéda à François II sur le trône de France et, comme il était mineur, une femme, qui depuis dix-sept ans vivait à la cour sans autorité, Catherine de Médicis, prit au nom du jeune prince les rênes du gouvernement. Etrangère, entourée de chefs audacieux, et voyant, avec la majorité de la noblesse, les hommes les plus éclairés se porter vers la réforme , elle crut pouvoir ouvrir une de ces eonférences que nous avons vues, en Allemagne comme en Suisse, signaler l'avènement des doctrines nouvelles. L'assemblée se réunit à Poissy, près de Saint- Germain. (1561.) Le roi, la cour, le haut clergé prirent rang; Bèze et dix de ses compagnons d'oeuvre, accompagnés chacun de deux gentilshommes de leur province, se placèrent en un lieu reculé de la salle. Bèze fit avec éloquence l'exposition de cette foi qui les faisait juger dignes de mort. Il gagna les cœurs et déjà se faisait chemin dans les esprits, quand parut Lainez, général des jésuites, organe d'une politique qui s'imposait à la papauté pour lui soumettre l'univers. Lainez en appela au concile de Trente, auquel seul il appartenait de condamner l'hérésie. La cour finit par s'unir à Philippe II et aux Guise, « pour arrêter le cours d'une peste qui menaçait d'envahir l'Europe entière. » Calvin, de son côté , rallia le camp de la réforme. De toutes parts on lui demandait des ouvriers, et comme plus de mille auditeurs se pressaient à ses leçons, il les répandit sur un vaste champ. D'un côté comme de l'autre , l'exaltation alla croissant. Les deux partis enmsT. SUISSE, u 8

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