‹ Histoire de la Confédération suisseChapitre 16 sur 66 · PROGRÈS DE LA RÉACTION CATHOUQUE · texte numérisé non relu

PROGRÈS DE LA RÉACTION CATHOUQUE

testants, s'était aussi mise en campagne, tandis que des Anglais débarquaient au Havre, que des reîtres et des lansquenets arrivaient d'Allemagne; les nations semblaient s'être donné rendez -vous sur terre de France, pour y vider la querelle des partis religieux. A Berne même, les jeunes gens de famille, impatients de voir se rouvrir la carrière des armes, recherchaient l'honneur d'une expédition. Quatre compagnies vallaisannes les avaient devancés. Lausanne, Neuchâtel, Genève fournirent leur contingent. Mais les seigneurs de Berne, vivement pressés par le roi de France de rappeler leurs gens, leur commandèrent le retour, au nom de la patrie. Les braves prirent, le deuil dans l'âme, le parti de l'obéissance. (1562.)

C'est dans ces circonstances que Emmanuel- Philibert demanda à Berne la restitution de ses pays. Nonseulement son ambassadeur réunissait les pouvoirs de l'empereur et ceux du roi d'Espagne à ceux qu'il tenait de son maître, mais il avait su faire intervenir tous les cantons dans sa cause. Dans Berne même deux partis étaient aux prises, dont l'un voulait que l'on maintînt par les armes ce que les armes avaient conquis, et l'autre , qui avait à sa tète l'avoyer Nsegueli , le conquérant des provinces en litige, insistait sur la nécessité de savoir allier au courage des anciens jours la prudence qui discerne les temps. « Mieux, disait Nsegueli, nous assurer par un traité la possession de la plus belle de nos provinces, de celle sur laquelle seule reposent nos droits, que nous exposer à les perdre toutes. » Son avis finit par l'emporter. Le traité de Lausanne, du 30 octobre 1564, restitua au duc Gex,

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