NOUVEAUX PROGRÉS DE LA RÉACTION LXTRAMONTAINE
le Chablais, et donna le milieu du lac pour limite aux deux états. Les parties s'engagèrent à n'aliéner à aucun prince les terres qui leur étaient reconnues. Les droits des gentilshommes, des villes et des communes leur furent assurés. Les provinces restituées devaient conserver la religion évangélique. Le traité reçut la garantie des rois d'Espagne et de France.
Restaient Genève, Fribourg et le Vallais. Les Vallaisans achetèrent la conservation de Monthey au prix d'Evian et de la vallée d'Abondance. Fribourg sut conserver la partie du Pays de Vaud qu'il avait conquise, et ne tarda pas à entrer dans l'alliance des cantons catholiques avec Emmanuel-Philibert. Genève demeura l'alliée de Berne, qui ne consentit à renouveler avec le duc de Savoie ses anciens rapports qu'après qu'il se fut engagé à laisser, pendant vingt-trois ans, cette ville en paix. (1570.) On se promit bon secours, soit contre une agi'ession étrangère, soit contre des sujets rebelles. Les cas de religion furent toutefois exceptés. Le traité devait durer vingt ans. Berne crut, en le signant, avoir assuré sa domination sur le Pays de Vaud, comme par l'alliance héréditaire avec la maison d'Autriche il s'était affermi dans la paisible possession de l'Argovie.
Nouveaux progrès de la réaction ultramontaine. 1562 k 1597.
Le pouvoir devant lequel Berne venait de reculer, empruntait sa force à l'étroite union de Philippe II, du