‹ Histoire de la conquête d'Alger (volume 2)Chapitre 186 sur 192 · FORTS DE LA POINTE PE8CADE · texte numérisé non relu

FORTS DE LA POINTE PE8CADE

Ils ont l'un et l'autre la forme d'un fer à dieval ; ils n'ont point d'eoibi^ sures basses. Le bas de la chaine en airièi-e n'est que du rodier nu; onfwurrait s'établir dans le champ de vigne pour les battre par la gorge, surtout celui de droite. Il n'y a en tout que deux pièces dirigées contre terre. On aurait de la peine à placer de l'artillerie; mais on i-egardc cette attaque commeloulà fait inutile, excepté le cas où Ton aurait des raisons de craindre que les Anglais ne vinssent s'emparer de ces ouvrages. Si Ton ne voulait pas atteodre que l'issue du siège de la ville forçât l'ennemi k évacuer, on pourrait char^ la marine de venir eu bonne foiTe et avec précaution en faire l'attaque.

La garnison de tous ces petits forts n*est comjxïsée que de quelques iloozaines de canonniei's, et même, en la sup|)osaiit aussi forte que le comportât les localités, on n'aurait jamais à craindre de sorties un peu sérieuses.

Ces ouvrages sont les derniers vei-s l'ouest.

BATTERIES SUIPLE8.

Celles u«* 6, 12, 13. 15, IG, 17,18 ont le parapet tout en pieiTe. Ce pa»- ))ct n'a jamais plus de 5 à 7 pieds de haut et 3 b 4 d'éinisseur ; sa forme art»laii-e dans le plan veiiical l'affaiblit encore dans la partie supérieure. ^ n- 2, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 14, 17, ont un petit repaississement en ten«; celles n« 5,';4, 6, en partie, 7, 9, 12, 15, sont tout à fait ouvertes à lagor§«- Les autres sont fermées par un mur de 6 à 7 pieds de hauteur sur 19 i 1^ pieds d'épaisseur. Celles n- 5, 6, 7, 8, 12, 13, 17, sont plus basses çic |< teii'ain en aiTÎère, de maniera que l'artilloiie ne pourrait pas être toufw* contre ceux qui attaqueraient par la gorge.

La plupail de ces batteiies suivraient le sort des foi-ts qui les avwsiiw*- Toutes doivent être attaquées pA la gorge, k moins qu'on ne préférât de chargei* la marine de venir quand on serait débarqué, les détailler les unes aprê les autres en réunissant des foi'ces très-supérieures contre chacune.

On trouvera à la fin de ce mémoire un tableau de l'aimement de tfia< ^^ ouvrages dont on vient de parler.

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PIÈCES JUSTIFICATIVES. 65i

rOI.NTS FORTIFIÉS, ODÏRE LES PRÉCÉDENTS, ET AUXQUELS ON n'aURAIT AFFAIRE QUE PAR LA SUITE.

Titlerie ouTittery, entouré de murailles, ayant quelques pièces de canon, qui sont là moins comme moyen de défense que pour saluer le dey loi-s de son ^'ntrée. Une centaine d^hommes en garnison.

Sabaun, ^4 lieues deTedelis, fort de 8 h 10 pièces pour contenir les Kabyles 4 les montagnes.

fiamesan, en deçà des Portes de Fer, à deux journées d'Alger, foil de 6 à 8 canons et 40 hommes de garnison.

Constantiuc, entouré de murs h Tantique, aimés de 20 canons et mortiei*s, 500 hommes de ganiison. 11 n^y a point de forts ni batterîes extérieures. Cette ville est située sur une hauteur assez considérable, sui* la rive gauche de la Rusumel, qui est là extrêmement encaissée. 11 y a un beau pont en pien*es commiuiiquant avec la ville.

Ti*emecen ou Tlemsen, entouré d'un mur armé d'une vingtaine de pièces. Il y a deux forts détachés portant chacun 20 pièces et situées sur des collines j)eu élevées et très-accessibles : iOO à 150 hommes de garnison.

Maskar, entre la partie supérieure de la ZéitOAvue, Hammam et Mina, mui^ armés de 3 ou 4 canons, petit fort portant une dizaine de pièces. Les habitants ne veulent pas souffrir une garnison turque.

El-Callah, un peu plus près du cap Tenes que de la rivière Scheliff, petite vilaine ville avec un fort et ganiison.

Bourgh Sawary, sur la rive droite du SchcliiT, h quelque distance et presque h la hauteur du lac de Tittei^. Petit fort avec ganiison.

Bourg Haniza, sur la rive droite de la partie supérieure de la Zéitowne. Un suflrah de ganiison, c'est-à-dire une compagnie ou 25 hommes, sur lesquels il n'y a que 20 à 22 combattants.

Koukou, sur la rive droite de la partie supérieure de la Bouberah, qui débouche à l'ouest de Tedelis, petit fort bâti par les Algériens, qui furent ensuite obligés de l'abandonner.

Collah, beaucoup au sud de Koukou, sur la rive droite et à quelque distance de la branche orientale du Zowah ou Summaui, qui débouche à Test de Bougie. Les Kabyles y font des amies à feu.

Zammarah, beaucoup au sud-est de Collah, sur la rive gauche et à quelque ^li.staiice de l'Ayebbi, qui se jette dans la Suminam. Petite garnison.

Messelah, près de l'extrémité occidentale du lac Shott, ville frontière, à l'ouest, sans fort. 3 compagnies de garnison.

Niskouse, ganiison d'un sufTrah ; 3 canons, remparts de boue.

Biskara, frontière du sud, entre l'extrémité orientale de la Schott et un gi-and affluent de la rivière de Chevreau ; petit fort, 6 pièces de canon, quelques mousquets sur des espèces d'affûts.

Tipsa, au sud, sur la rive droite de la MelasTge. Petite garnison. On y voit les reMes de l'ancienne ville de ce nom.

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Pour éviter les répétitions on renToie 2i Tarticle ports et rades» à parler It Tarmement et des points situés sur les bords de lu nier.

CnSMlKS.

Ce ne sont en généi'al que des sentiers étroits et tracés sur un temÎD \iuou moins difficile, et ce n'est, pour ainsi dii*e, que par exception ipi w itir contre çà et là quelques pai-ties praticables à rartillciie de campa|;iie.

Nous aTons déjà fait connaître le chemin de Sidi-Feniidi au cfaàlau ik TEmpereur. Il est encore carrossable jusqu^à un peu au delà de la caui)â.T/ du dey. De là au cap Caxines, ce n'est plus qu'un sentier traTersé par [ilibim^ ravins, bon pour im honune à cheval. Du cap à Sidi-Femicfa, il nVii^i pour ainsi dire plus : il faut aller comme au hasard à travers les bivitsailles.

Du café situé sur le chemin du château de l'Empereur ou cliemin ^(xnà, part uu embranchement qui, pendant un quart de lieue, est praticable ai^ voitures : mais au pont (63), il se divise en difiereutes branches qui ne ^(: plus que des sentiers.

L'artillerie pourrait aller de la ville jusqu'aux ruines auprès du cap .V> foux, quoique souvent il n'y ait pas de chemin fait et qu'il Mût [xvo^ plusieurs parties sablonneuses ou embarrassées de broussailles. Des Tvàne> m château il faudrait absolument quelques réparations.

Le chemin de Gonstantine est praticable à l'artilleiie jusqu'à son dêboucij< dans la plaine de la Mitidjah, et même h travers cette plaine jusqu'à fielida (n Belceda. Là il se divise en différentes branches qui conduisent à Oran, Tittery, etc., et ne sont plus que des sentiers, surtout à travers la niontagm"» arrière de Beleeda.

Ce chemin est, coimne on voit, tout en faveur de l'ennemi, surtout ju^ala prise d'Alger; il faudrait l'observer soigneusement.

Tous les autres chemins qui aboutissent à Alger, ou se trauvenl ciroiliiin' ment entre la ville et la plaine de la Mitidjah, sont beaucoup plus inaurab q'^ ceux dont nous venons de parler ; il n'y a aucun parti à ai tirer.

11 ne serait ni difficile ni bien coûteux de faire des chemins passaU^*mais les habitants n'en sentent pas le besoin; tous les transpoils se ionlâ '^'^ de bétes de somme. Les Tmxrs vont à cheval, et ceux à qui celte moDlareû* interdite voyagent patiemment sur de petites nmlcs. Ces gens-là ne saTcnt i* être pressés.

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