‹ Histoire de la conquête d'Alger (volume 2)Chapitre 43 sur 192 · RAPPORTS AVEC ALGER JUSQU*£N · texte numérisé non relu

RAPPORTS AVEC ALGER JUSQU*£N

Sous Louis XV les conventions, les traités et les renouYellements de traités avec les puissances barbaresques lurent fréquents. Ces confirmations, obtenues par la force ou Tintimidatien, attestent à la fois les violations commises par les corsaires et leur terreur devant les armes de la France. Mais il est remarquable qu'on eut plus rarement à renouveler les traités avec Alger qu'avec les autres Barbaresques.

En 1764, il y eut un traité signé par le chevalier Fabry, major des armées navales du roi, commandant l'escadre mouillée à Alger. Ce traité stipulait que tous les griefs passés seraient oubliés; qu un délai de trois mois serait donné aux marchands français résidant à Alger, s'il survenait une rupture; que, dans le cas d'une collision entre un navire français et un navire algérien, le coupable serait sévèrement puni par le dey, s'il était Algérien, par le consul, s'il était Français; que les corsaires de Salé ne pourraient vendre leurs prises ni même être reçus dans le port d'Alger; que, s'il y avait combat entre les corsaires d'Alger et un bâtiment français , aucun mal ne serait fait aux Français résidant à Alger.

L'expérience avait appris au gouvernement français qu'il fal. lait prévoir, comme des accidents inévitables, les cas de violence 'exercée sur la mer par les corsaires sans permission de leur gouvernement, et ne pas faire dépendre de ces accidents la sécurité générale du commerce français à Alger et la paix.

Les dates des traités et renouvellements de traités avec les autres puissances barbaresques sont plus nombreuses. En 1720, 1729, 1742, 1743, 1770, on retrouve la trace de négociations de ce genre avec Tunis et Maroc. Les droits de la France étaien souvent violés ; mais la terreur qu'inspiraient les armes françaises les rétablissait toujours.

Cet état de choses dura jusqu'à la Révolution de 1789. On voit encore sous Louis XYI les puissances barbaresques attacher un grand prix à l'amitié de la France. L'éclat avec lequel son pavillon venait de paraître sur les mers était de nature à lui concilier le respect des puissances barbaresques, et c'est à cette époque

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que Tempereur de Maroc fît racheter, habiller à ses frab, et renvoya au roi des matelots français qui avaient fait naufrage sur ses <;ôtes et avaient été dépouillés et réduits en esclavage par les tribus nomades. La France occupait cette situation privilégiée quand la Révolution française éclata.

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