BATTERIES SIMPLES
Celles n°° 6, 12, 13, 15, 16, 17, 18, ont le parapet tout en pierre. Ce parapet n'a jamais plus de 5 à 7 pieds de haut et 5 à 4 d’épaisseur : sa forme circulaire dans le plan vertical l'affaiblit encore dans la partie supérieure. Celles n°° VAT 0, 1: 0 9, 10, 14, Fi, On un petit rapaississement en terre ; celles n°° 5, 4, 6, en partie, 7, 9, 49, 15, sont tout à fait ouvertes à la gorge. Les autres sont fermées par un mur de 6 à 7 pieds de hauteur sur 19 à 18 pieds d'épaisseur. Celles n° 5, 6, 7, 8, 19, 45, 17, sont plus basses que le terrain en arrière, de manière que l'artillerie ne pourrait pas être tournée contre ceux qui attaqueraient par la gorge.
La plupart de ces batteries suivraient le sort des forts qui les avoisinent. Toutes doivent être attaquées par la gorge, à moins qu'on ne préférât de charger la marine de venir, quand on serait débarqué, les détailler les unes après les autres en réunissant des forces très-supérieures contre chacune.
On trouvera à la fin de ce mémoire un tableau de l'armement de tous les ouvrages dont on vient de parler,
POINTS FORTIFIÉS, OUTRE: LES PRÉCÉDENTS, ET AUXQUELS ON N'AURAIT AFFAIRE QUE PAR LA SUITE.
Titterie ou Tiltery, entouré de murailles, ayant quelques pièces de canon, qui sont là moins comme moyen de défense que pour saluer le dey lors de son entrée. Une centaine d'hommes en garnison,
Sabaun, à 4 lieues de Tedelis, fort de 8 à 10 pièces pour contenir les Kabyles des montagnes.
Hamesan, en deçà des Portes de Fer, à deux journées d'Alger, fort de 6 à 8 canons et 40 hommes de garnison.
Constantine, entouré de murs à l'antique, armés de 20 canons et morliers, 500 hommes de garnison. 11 n°y a point de forts ni battcries extérieures. Cette ville est située sur une hauteur assez considérable, sur la rive gauche de la Rusumel, qui est là extrêmement encaissée. Îl y a un beau pont en pierre communiquant avec la ville. | Tremecen ou Tlemsen, entouré d’un mur armé d'une vingtaine de pièces. Il y a deux forts détachés portant chacun 20 pièces et situés sur des collines peu élevées et très-accessibles : 100 à 150 hommes de garnison.
Maskar, entre la partie supérieure de la Zeitowne, Hammam et Mina, murs armés de 3 ou 4 canons, petit fort portant une dizaine de pièces. Les habitants ne veulent pas souffrir une garnison turque.
El-Callah, un peu plus près du cap Tenes que la rivière Scheliff, pelite vilaine ville avec un fort et une garnison.
Bourgh Sawary, sur la rive droite du Scheliff, à quelque distance et presque à la hauteur du lac de Tittery. Petit fort avec garnison.
Bourgh Haniza, sur la rive droite de la partie supérieure de la Zeitowne. Un suffrah de garnison, c’est-à-dire une compagnie ou 25 hommes, sur lesquels il n’y a que 20 à 22 combattants.
Koukou, sur la rive droite de la partie supérieure de la Bou-
berah, qui débouche à l'ouest de Tedelis, petit fort bâti par les Algériens, qui furent ensuite obligés de l'abandonner.
Collah, beaucoup au sud de Koukou, sur la rive droite et à quelque distance de la branche orientale du Zowah ou Summam, qui débouche à l’est de Bougie. Les Kabyles y font des armes à feu.
Zammarah, beaucoup au sud-est de Collah, sur la rive gauche et à quelque distance de l’Ayebbi, qui se jette dans la Summam. Petite garnison.
Messelah, près de l'extrémité occidentale du lac Shott, ville frontière, à l’ouest, sans fort. 3 compagnies de garnison.
Niskouse, garnison d’un suffrah : 3 canons, remparts de boue.
Biskara, frontière du sud, entre l'extrémité orientale de la Schott et un grand affluent de la rivière de Chevreau; petit fort, 6 pièces de canon, quelques mousquets sur des espèces d'affüts.
Tipsa, au sud, sur la rive droite de la Melagge. Petite garnison. On y voit les restes de l’ancienne ville de ce nom.
Pour éviter les répétitions on renvoie à l'article Ports et Rades, à parler de l'armement et des points situés sur les bords de la mer.