‹ Histoire de la conquête d'AlgerChapitre 2 sur 128 · fn \E 4 x C · texte numérisé non relu

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PRÉFACE. 1 rine pendant l'administration de M. de Martignac, nous à fourni toutes les lumières désirables sur la conduite suivie dans la question d’Alger par le ministère dont 1l faisait partie et sur les incidents du blocus. Il nous à mis à même de résoudre un problème historique Jusque-là impénétrable, et qui occupa les Chambres et la presse, celui de la mission du commandant la Bretonuière à Alger en 1829. |

M. Thierry-Dufougeray, éiève consul à Alger auprès de M. Deval, ou consul général et envoyé par ce dernier à la Calle pour y surveiller la pêche du corail, nous à fourni pour cette nouvelle édition des noles qui nous ont permis de préciser plusieurs points.

Nous avons consulté en outre, sur les épisodes du blocus, les officiers qui y prirent part.

Les papiers politiques du baron d'Ilaussez nous opt permis de suivre, sous Île dernier ministère de la Res- {auration, les dernières phases politiques et administratives de la question d’Alger, et la partie secrète comme la partie publique de celte entreprise.

Nous avons eu recours, pour compléter el contrôler les documents diplomatiques publiés par M. le duc de

Valmy, à M. de Bois-le-Comte, qui, sous le dernier mi-

publication de la première édition, comme M. Bois-le- Comte, dont nous parlons plus bas. :

xi PRÉFACE.

nistère de la Restauration, était directeur de la division politique des affaires étrangères,

M. le contre-amiral de Martineng, en 1830 préfet maritime de Toulon, nous a communiqué des états qui ont fixé pour nous d’une manière certaine l'étendue des préparatifs maritimes.

Pour tout ce qui regarde la campagne de 1830, nous avons eu les lumières les plus abondantes.

M. le comte Louis de Bourmont nous a communiqué les archives de sa famille.

Nous avons eu sous les yeux tous les renseignements administratifs, tous les documents, tous les rapports dont le général en chef s’était entouré, pour ne rien laisser au hasard dans cette difficile entreprise ; sa correspondance avec les émissaires chargés de missions secrètes en Afrique et les rapports de ceux-e1; sa correspondance autographe avec le commandant en chef de la flotte et les réponses également autographes de l'amiral Duperré; ses correspondances et celles du général Després, son chef d'état-major général, avec les généraux de division pendant la campagne et les rapports de ceux-ci: sa correspondance officielle et secrète - avec le gouvernement français, avee M. le Dauphin, avec le baron d'Iaussez, et jusqu'aux rapports de police après la conquête d’Alger.

En outre, M. le due des Cars, qui commandait [a

PRÉFACE. 4 mort comme eux. Tant les années marchent vite, en emportant les générations que nous avons vues se mou- VOIr SOUS n0S yeux, les hommes que nous avons connus, écoutés, suivis ou combattus ! L'historien se trouve donc, par rapport à la conquête d'Alger, dans les conditions de la véracité et de l'impartialité la plus complète.

C'est dans ces circonstances que la petite-fille du baron d'Haussez, madame la duchesse d’Almazan, prenant une honorable et pieuse initiative, a bien voulu nous faire proposer la communication des papiers politiques laissés par son grand-père, afin de nous aider à connaître et à faire connaître la vérité historique sur la conquête d'Alger, Nous avons été heureux de répondre au sentiment à la fois si filial et si français qui avait dicté la démarche bienveillante de madame d’Almazan, et nous avons cru que le meilleur moyen de justifier sa confiance était de faire un livre rigoureusement impartal, complet, soigneusement étudié, puisé aux sources les plus authentiques.

Nous n'avons rien omis pour ajouter aux lumières que nous trouvions dans les papiers politiques du baron d'Ilaussez, celles que pouvaient nous donner tous les coopérateurs de cette grande entreprise.

M. l'amiral Dupetit-Thouars‘, capitaine de frégate

1 Depuis la publication de la première édition de cet ouvrage,

x À PRÉFACE.

sous la Restauration, et qui, consulté par tous les ministères qui songèrent à l'expédition d'Alger, eut, si Jeune encore, le rare mérite d’en apercevoir, d'en exposer, d'en démontrer la possibilité contre Pavis des officiers généraux de mer, a bien voulu mettre à notre disposition des copies certifiées des rapports qu'il présenta en 1827, sur la fin du ministère Villèle, au comte de Chabrol ; en 1830, au baron d’Haussez. Il nous a donné en outre de vive voix les détails les plus précieux sur les discussions qu'il eut à soutenir dans le conseil de l'amirauté et dans les commissions où :l fut appelé avee son collègue, M. Gay de Taradel, par le comte de Chabrol et le baron d’Haussez. |

M. le duc de Clermont-Tonnerre, successivement ministre de la marine et ministre de la guerre pendant Padministration de M. de Villèle, a bien voulu mettre dans nos mains une copie du remarquable rapport qu'il présenta au roi en son conseil au mois d'octobre 1827, pour lui proposer, dès cette époque, d'attaquer Alger par terre avec une armée de débarquement.

M. le baron Hyde de Neuville !, ministre de la ma-

M. l'amiral Dupetit-Thouars a été enlevé à la marine française. Parmi les autres chefs militaires qui ont pris part à l'expédition, et qui ont cessé de vivre, nommons encore le duc de Clermont-Tonnerre, le maréchal Magnan et M. le général Rulhière.

1 M. le baron Hyde de Neuville est également mort depuis Ja

PRÉFACE. Ce: | troisième division de l’armée expéditionnaire, a bien voulu nous permettre de prendre communication de son journal militaire. Les lettres et rapports du licutenant général Loverdo, que nous avons trouvés dans les papiers communiqués par M. le comte Louis de Bourmont, et les documents publiés par M. le lieutenant général Berthezène, nous ont permis de contrôler utilement les rapports du général en chef. Enfin nous avons trouvé des renseignements précieux dans la correspondance inédite des généraux Danrémont et Valazé avec le comte de Bourmont, et dans les détails qu'a bien voulu nous communiquer M. le général Colomb d’Arcines.

L’abondance des sources inédites ne nous dispensait pas de compulser les divers écrits publiés sur ce sujet. Nous avons consulté les Annales maritimes, le Précis administratif de M. le baron Denmiée, intendant en chef de l’armée d'expédition, les publications du général Berthezène, les relations de MM. Fernel, Pélissier, Barchou de Penhoen, d’Ault-Dumesnil, de Quatrebarbes, officiers d'état-major, et le livre de M. le prince de Schwarzenberg, qui prit comme volontaire une part brillante à l'expédition.

Il nous reste peu de mots à dire sur le plan et l’ordonnance de l'ouvrage.

Avant de raconter la prise d'Alger, il fallait donner

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