‹ Histoire de la conquête d'Alger, écrite sur des documents inédits et authentiques, suivie du tableau de la conquête de l'AlgérieChapitre 174 sur 183 · AFFAIRE QUE PAR LA SUITE · texte numérisé non relu

AFFAIRE QUE PAR LA SUITE

Titlerie ou Titlery, entouré de murailles, aynnt quelques pièces de canon, qui sont là moins comme moyen de défense que |>our saluer le dey lors de son entrée. Une centaine d'hommes en garnison.

Sabaun, h 4 lieues deTedelis, fort de 8 h 10 pièces pour contenir les Kabyles «les montagnes.

Hamesan, en deçà des Portes de Fer, à deux journées d'Alger, fort de 6 à # canons et 40 hommes de garnison.

Conslantine, entouré de murs a l'antique, armes de 20 canons et mortiers, 300 hommes de garnison. Il n'y a point de forts ni batteries extérieures. Cette ville est située sur mie hauteur assez considérable, sur la rive gauche de la Rusumel, qui est là extrêmement encaissée. Il y a un beau pont en pierres communiquant avec la ville.

Tremecen ou Tlemsen, entouré d'un mur armé d'une vingtaine de pièces. Il y a deux forts détachés portant chacun 20 pièces et situées sur des collines peu élevées et très-accessibles : 100 à 150 hommes de garnison.

Maskar, entre la partie supérieure de la Zéitowne, Hammam et Mina, murs armés de 3 ou 4 canons, petit fort portant une dizaine de pièces. Les habitants ne veulent pas souffrir une garnison turque.

El-Callah, un peu plus près du cap Tcnes que de la rivière Scheliff, petite vilaine ville avec un fort et garnison.

Bourgh Sawary, sur la rive droite du Scheliff, !i quelque distance et presque à la hauteur du lac de Tittcry. Petit fort avec garnison.

Bourg Haniza, sur la rive droite de la partie supérieure de la Zéitowne. Un suffrah de garnison, c'est-à-dire une compagnie ou 25 hommes, sur lesquels il n'y a que 20 a 22 combattants.

Koukou, sur la rive droite de la partie supérieure delà Boubcrah, qui débouche h l'ouest de Tedelis, petit fort bâti par les Algériens, qui furent ensuite obligés de l'abandonner.

Collah, beaucoup au sud de Koukou, sur la rive droite et à quelque distance de la branche orientale du Zowah ou Summani, qui débouche à l'est de Bougie. Les Kabyles y font des armes à feu.

Zatnmarah, beaucoup au sud-est de Collah, sur la rive gauche et à quelque distance de l'Ayebbi, qui se jette dans la Summum. Petite garnison.

Messelah, près de l'extrémité occidentale du lac Shott, ville frontière, à l'ouest, >ans fort. 3 compagnies de garnison.

Niskouse, garnison d'un suffrah ; 3 canons, remparts de boue.

Biskara, frontière du sud, entre l'extrémité orientale de la Schott et un grand affluent de la rivière de Chevreau ; petit fort, 0 pièces de canon, quelles mousquets sur des espèces d'affûts.

Tipsa, au sud, sur la rive droite de la Melaggc. Petite garnison. On y voit les restes de l'ancienne ville de ce nom.

052 riÊCBS JUSTIFICATIVES.

Tour éviter les répétitions on renvoie à l'article ports et rades, à parler de l'armement et des points situés sur les bords de la mer.

CUEMIMS.

Ce ne sont en général que des sentiers étroits et tracés sur un terrain plus ou moins difficile, et ce n'est, pour ainsi dire, que par exception qu'on rencontre çà et la quelques parties praticables à l'artillerie de campague.

Nous avons déjà fait connaître le chemin de Sidi-Fcmich au cliàteau de l'Empereur. Il est encore carrossable jusqu'à un |ieu au delà de la campagne du dey. De là au cap Caxines, ce n'est plus qu'un sentier traverse par plusieurs ravins, bon pour un homme à cheval. Du cap à Sidi-Ferruch , il n'existe pour ainsi dire plus : il faut aller comme au hasard a travers les broussailles.

Du café situé sur le chemin du cliàteau de l'Empereur ou chemin Romain, jwrt un embranchement qui, pendant un quart de lieue, est praticable au\ voitures : mais au pont (G3), il se divise en différentes branches qui ue sont plus que des sentiers.

L'artillerie pourrait aller de la ville jusqu'aux ruinas auprès du cap Matifoux, quoique souvent il n'y ait pas de chemin fait et qu'il fallût traverser plusieurs parties sablonneuses ou embarrassées de broussailles. Des ruines au château il faudrait absolument quelques réparations.

Le chemin de Constauline est praticable à l'artillerie jusqu'à son débouché dans la plaine de la Milidjah, et même à travers cette plaine jusqu'à Belida ou Beleeda. Là il se divise en différentes branches qui conduisent à Oran, Tittery, etc., et ne sont plus que des sentiers, surtout à travers la montagne en arrière de Belceda.

Ce chemin est, comme on voit, tout en faveur de l'ennemi, surtout jusqu'à b prise d'Alger; il faudrait l'observer soigneusement.

Tous les autres chemins qui aboutissent à Alger, ou se trouvent circulairement entre la ville et la plaine de la Mitidjah, sont beaucoup plus mauvais que ceux dont nous venons de parler ; il n'y a aucun parti à eu tirer.

11 ne serait ni difficile ni bien coûteux de faire des chemins passables; mais les habitants n'en sentent pas le besoin ; tous les transports se font à do> de bétes de somme. Les Turcs vont à cheval, et ceux à qui cette monture est interdite voyagent patiemment sur de petites mules. Ces gens-là ne savent pas être pressés.

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