‹ Histoire de la conquête d'Alger, écrite sur des documents inédits et authentiques, suivie du tableau de la conquête de l'AlgérieChapitre 65 sur 183 · ARMÉE DE TERRE · texte numérisé non relu

ARMÉE DE TERRE

dats1. Toute l'armée aurait voulu entrer dans les trois divisions formant l'armée expéditionnaire placée sous le commandement en chef du lieutenant général comte de Bourmont.

Le lieutenant général baron Berthezènc commandait la première division. Les trois brigades dont elle se composait étaient sous les ordres des généraux Poret de Morvan, baron Achard. baron Clouct. Le colonel de Brossard était chef d'état-major du général commandant la première division. Le colonel de Freelieville commandait le 2e et le 4e léger, et le colonel Roussel, le 7 de ligne, formant la première brigade. Le colonel d'Armaillé commandait le 14e de ligne, et le colonel de Feuchères, le 37', formant la deuxième brigade ; le colonel Horric, le '20e de ligue el le colonel Monnier, le 28*, formant la troisième brigade.

Le lieutenant général comlc de Loverdo était à la tète de h deuxième division. Les trois brigades dont elle se composait étaient sous les ordres des généraux Danrémonl. Munck d'Uzer, CoIomb-d'Arcines. Le colonel Jacobi était le cbef d'état-major du général Loverdo. Le 6e de ligne, colonel de la Villegillc; le W de ligne, colonel Magnan, formaient la première brigade. Le 15e de ligne, colonel Mangin ; le 48e de ligne, colonel Léridan, formaient la seconde brigade. Le 21e de ligne, colonel de Tioutelrey, el le 2iV\ colonel de Lacbau, formaient la troisième.

La troisième division avait été confiée au lieutenant général duc des Cars ; ses trois brigades étaient sous les ordres des généraux vicomte de Bcrthier, baron Hurel, comte de Montlivaut. Le colonel Péliet était son cbef d'état-major. Le 0e et le 1er léger, colonel de Neuchèze; le 35* de ligne, colonel baron Rulhièrc, formaient la première brigade. Le 17e de ligne, colonel I)uprat; le 30e de ligne, colonel Beaupré, formaient la seconde. La troisième se composait du 95e de ligne, colonel de Montbotssier, et du 34e de ligne, colonel de Roussy.

Le maréchal de camp vicomte de Labitte. commandait le génie.

Le maréchal de camp baron Valazé commandait l'artillerie

1 Campagne d'Afrique par le chef «le bataillon Fenie! (Paris, 1851).

Le lieutenant général Després était chef u" état-major général de l'armée, et le maréchal de camp baron Tolozé était sous-chef d'état-major.

Le baron Denniée était intendant en chef.

Le général en chef comte de Bourmont, consulté naturellement sur le choix de ses coopérateurs dans l'armée de terre, comme l'amiral Duperré sur le choix de ses coopérateurs dans l'armée de mer, avait essayé, par la composition de l'armée d'Afrique, de donner satisfaction aux services de toutes les dates, sans distinction d'opinion, et de réunir, à l'occasion d'une grande expédition, les otliciers, quelle que fût leur origine militaire, dans l'unité d'un dévouement commun au roi et à la France. Le lieutenant générai Berthezène venait de Waterloo; le lieutenant général de Lovcrdo datait aussi des guerres impériales, comme le maréchal de camp Poret de Morvan, vieux soldat de l'Empire, qui, malgré ses infirmités, avait réclamé avec insistance la faveur de commander une brigade. Le lieutenant général Valazé , un des officiers les plus distingués du génie, avait des idées d'opposition. Le lieutenant général des Cars, le maréchal de camp de bVrlhier, le maréchal de camp de Lahille, officier distingué de l'artillerie , particulièrement estimé par M. le Dauphin, et le maréchal de camp Colomb d'Arcines, qui, tout en appartenant par de beaux services militaires aux armées impériales, était dévoué de cœur au roi comme à la patrie, représentaient l'autre élément.

La marine, de son côté, grâce à l'énergique volonté et la haute capacité administrative du baron d'Haussez, était eu mesure.

« Le 25 avril, dit-il, j'annonçai au roi que dix vaisseaux, vingt-deux frégates et soixante-dix bâtiments de guerre de moindre force étaient réunis dans le port de Toulon, et que l'on n'attendait plus que deux vaisseaux et deux frégates, dont on pourrait se passer si leur arrivée tardait trop ; que cinq cents transports, rendus nécessaires par les exigences sans cesse croissantes du département de la guerre, étaient également rassemblés dans les ports de Toulon et de Marseille ; que je venais

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