Succisis jam nemoribus
(Ibid.)
1583 terre K Les principaux d'entre les bardes avaient péri 1356 en grand nombre dans les combats et les insurrections : ceux qui survivaient, privés de leurs protecteurs, après la ruine des riches du pays, et obligés d'aller chanter leurs vers de ville en ville, furent mis sur la ligne des gens sans aveu par les justiciers anglo-normands. « Que nuls ménestrels, bardes et «rjmours, ni autres vagabonds galejs, » disaient leurs ordonnances, en langue française, « ne soient « désormés soeffrez de surcharger le pays, corne ad « esté devant^. » Aucun Gallois d'origine ne pouvait, selon les mêmes ordonnances, occuper le plus petit emploi public dans son pays, et pour être vicomte, sénéchal, chancelier, juge, connétable de château, gardien des rôles, forestier, etc., il fallait être né en Angleterre ou dans tout autre pays étrangers Les villes et les châteaux étaient occupés par des garnisons étrangères, et les indigènes imposés arbitrairement, ou, comme disaient les décrets royaux, selon la discrétion de leurs seigneurs, pour la substinance des garnitures dez ditz chastelx '.
Beaucoup d'hommes, forcés par la conquête à s'expatrier, passèrent en France; ils y furent bien accueillis, et l'émigration continua durant tout le quatorzième siècle : c'est de ces réfugiés que descendent les familles françaises qui portent les noms aujourd'hui si communs de Gallois et Le Gallois. Le plu^ con-