‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les Normands (volume 2)Chapitre 127 sur 214 · Voyez plus haut, livre VIII · texte numérisé non relu

Voyez plus haut, livre VIII

3. Rymer, Fœdera, conventiones, litterx, t. 11^ pavs III, p. 72, éd. de la Haye.

1378 à long bail, soit à ferme, sur le territoire anglais*.

,400 L'insurrection devait commencer à l'arrivée d'une flotte française en vue de la côte de Galles; durant plusieurs années les Cambriens et les Anglais attendirent cette flotte avec des sentiments bien différents. Beaucoup de proclamations des rois Edouard III et Richard II portent ce préambule : « Attendu que nos « ennemis de France se proposent de débarquer dans «notre principauté de Galles'^... » La suite est un ordre adressé à tous les seigneurs anglo-normands du pays et des marches de Galles, pour que, dans le plus court délai, ils fassent garnir d'hommes et de munitions leurs châteaux et leurs villes fortes, et aux justiciers pour qu'ils fassent saisir et emprisonner sous bonne garde tous les hommes suspects d'intelligence avec l'ennemi^.

Les préparatifs de la France pour une descente dans le pays de Galles furent moins considérables et surtout moins prompts que ne le craignait le roi d'Angleterre, et que ne l'espéraient les Cambriens ; le bruit en avait couru dès l'année 1369 : il se liait alors à un projet de restauration de la famille de Lewellyn dans la personne du malheureux Yvain de Galles; mais ce prétendant à la couronne de laCambrie mourut; et la fin du siècle vint sans qu'aucune tentative sérieuse de débarquement eût lieu. En faisant de grandes promesses aux Gallois , la France n'avait guère d'autre dessein que de les exciter à

1. Rymer, Fœdera^ co7xventiones, liiterap., t. 111, pars III, p. 97.

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