‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les Normands (volume 2)Chapitre 134 sur 214 · Ibid., t. IV, pars II, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. IV, pars II, p

Owen ap Meredith ap Tudowr, qui, durant tout le i4i6 règne de Henri V, vécut auprès de lui comme écujer 1435 de son palais, plaisant fort au roi, qui lui accordait beaucoup de faveurs, et daignait l'appeler nosty^e chier et foyal. Ses manières et sa belle figure firent une vive impression sur la reine Catherine de France, qui, étant devenue veuve de Henri V, épousa secrètement Owen ap Tudowr ou Oven Tudor, comme on l'appelait en Angleterre. H eut d'elle deux fils, Jasper et Edmund, dont le second, parvenu à l'âge d'iiomme, épousa Marguerite, fille de Jean de Beaufort, comte de Somerset, issu de la famille royale des Plante- Genest.

C'était le temps où les rejetons de cette famille s'entr'égorgeaient pour la possession de la royauté conquise par Guillaume le Bâtard. Le droit de succession héréditaire avait par degrés prévalu contre l'élection, conservée, quoique imparfaitement, dans les premiers temps qui suivirent la conquête. Au lieu d'intervenir pour déférer la couronne au plus digne de la porter, l'aristocratie anglo-normande se bornait à examiner lequel des prétendants se rapprochait le plus par son lignage de la souche originelle du Conquérant. Tout se décidait par la simple comparaison de ces arbres généalogiques dont les familles de race normande se montraient si fières , et qu'on désignait , à cause de leur forme , par le nom de pé-de-Qva *, ou pieds de grue. L'ordre de succession héréditaire fut assez paisible tant que dura la ligne directe des descendants de Henri H; mais quand

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