Monstrelet, t. I, fol
2. Quod lion attentarunt facere reges Frauciae de memoria honiipum. {Chron. britann.] I). Lobiueau, Hist. de Bretagne, t. II, -p. 366.)
d'Angleterre. Ainsi ils ne se vantaient que du mal i405 fait aux Anglais, et nullement du secours qu'ils i^o' avaient prêté à la nation galloise, à laquelle personne en France ne s'intéressait pour elle-même.
Les insurgés du sud du pays de Galles furent dé- ne: faits pour la première fois en 1407, sur les bords de la rivière d'Usk, par une armée anglaise, sous le commandement de Henri, fils du roi Henri IV, qui, portant en Angleterre le titre de prince de Galles, était chargé du soin de la guerre contre le chef élu ho? par les Gallois. Une lettre qu'il écrivit à son père i^i^ pour lui annoncer cette victoire s'est conservée parmi les anciens actes publics d'Angleterre. Elle est en français, langue de l'aristocratie anglo-normande, mais en français un peu différent pour l'orthographe, la grammaire, et, autant qu'on en peut juger, pour la prononciation, de celui de la cour de France vers la même époque. Il paraît qu'à l'accent de Normandie, gardé en Angleterre par les hommes de descendance normande, s'était graduellement joint un autre accent étranger à tous les dialectes de la langue française, et que les fils des Normands avaient contracté à force d'entendre autour d'eux parler anglais, ou bien de parler eux-mêmes le jargon anglo-français, qui leur servait à communiquer avec les gens de basse condition. C'est du moins ce qu'on est tenté de croire en lisant les passages suivants, pris au hasard dans la lettre du fils de Henri IV : « Mon « très-redouté et très-soverein seigneur et peire... « le onzième jour de cest présent mojs de mars, vos « rebelx des parties de Glamorgan, Uske, Netherwent c( et Overwent feurent assemblez à la nombre de ovt
H07 «mille gents... A eux assemblèrent vos loialx et 14*6 « vaillants chivalers... vos gentz avoientle champe ; « nientmeins '... »
La fortune des insurgés gallois ne fit que décliner depuis leur première défaite, quoiqu'il se soit encore écoulé dix années entre cette défaite et l'entière réduction du pays. Déjà réduits une fois à l'état de peuple conquis, ils ne pouvaient plus retrouver cette énergie et cette confiance en eux-mêmes qui avaient soutenu si longtemps leur indépendance. Peut-être * aussi leur espoir dans le secours des Français, espoir toujours déçu et toujours conservé par eux, leur causa- t-il une sorte de découragement que n'avaient point éprouvé leurs aïeux, qui ne comptèrent jamais que sur eux-mêmes. Owen Glendowr, le dernier homme qui ait été investi du titre de prince de Galles par l'élection du peuple gallois, survécut à la ruine 1416 de son parti, et mourut obscurément. Son fils Meredith capitula, se rendit en Angleterre, et y reçut du roi son pardon*. Les autres chefs de l'insurrection l'obtinrent aussi, et l'on donna même à plusieurs d'entre eux des emplois à la cour de Londres, pour qu'ils n'habitassent plus le pays de Galles, qui d'ailleurs avait cessé d'être un séjour habitable pour les Gallois , à cause du redoublement de vexations des agents de l'autorité anglaise. Parmi ces Cambriens émigrés par nécessité ou par ambition, se trouvait un membre de la famille des fils de Tudowr, nommé
1. Rymer, Fœdera, conventioneSy litlerse, t. IV, pars T, p. 79, cl, de La Haye.