‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les Normands (volume 2)Chapitre 138 sur 214 · Cambro-Brilon, Tol. T^ p · texte numérisé non relu

Cambro-Brilon, Tol. T^ p

CONCLUSION i81

treprit de détruire les anciennes coutumes des habi- i485 tants de la Cambrie, les restes de leur état social et isai jusqu'à leur langage '.

Lorsque la suprématie religieuse du pape eut été abolie en Angleterre, les Gallois, à qui l'Église romaine n'avait jamais voulu prêter aucun secours pour le maintien de leur indépendance nationale, suivirent »53i sans répugnance les changements religieux décrétés par le gouvernement anglais. Mais ce gouvernement, qui encourageait de tous ses efforts la traduction de la Bible, ne la fit point traduire en langue galloise ; au contraire, quelques personnes du pays, zélées pour la nouvelle réforme, ayant publié à leurs propres frais une version des Écritures, loin de les en louer, comme on l'eût fait en Angleterre, on ordonna la destruction de tous les exemplaires, qui furent enlevés des églises et brûlés publiquement^. L'autorité anglaise s'attaqua, vers le même temps, aux manuscrits et documents historiques, plus nombreux alors dans le pays de Galles que dans aucune autre contrée de l'Europe. Les familles considérables qui avaient des archives commencèrent à les tenir secrètes , soit pour faire leur cour, soit pour les garantir du danger d'une perquisition^. Ce fut même pour quelques-unes de ces familles un titre de défaveur que d'avoir communiqué des renseignements curieux aux érudits qui, à la fin du seizième siècle, s'occupèrent des antiquités et curiosités de la Cam-

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