Spenser's, State of Ireland, p
mands d'Andeterre, si hautains envers les Saxons, "73 appelaient cela dégénérer. *3i(>
Pour arrêter cette dégénération et maintenir dans leur intégrité les anciennes mœurs des Anglo- Irlandais, les rois et le parlement d'Angleterre firent beaucoup de lois, dont la plupart sont très-dures *. Tout Normand ou Anglais de race qui épousait une Irlandaise ou prenait l'habit irlandais, devait être traité comme Irlandais, c'est-à-dire comme serf de corps et de biens. Il y eut des ordonnances royales sur la coupe des cheveux et de la barbe en Irlande, sur le nombre d'aunes d'étoffe que devait avoir un habit, et sur la couleur de l'étoffe. Tout marchand de race anglaise qui trafiquait avec les Irlandais était puni par la confiscation de ses marchandises, et tout Irlandais pris en voyage dans la partie de l'île habitée par les Anglo-Normands , surtout si c'était un barde, était considéré comme espion-. Tout seigneur suspect d'aimer les Irlandais était, par cela seul, en butte à des persécutions politiques; et, s'il était riche et puissant, on l'accusait de vouloir se faire roi d'Irlande, ou tout au moins séparer ce royaume de la couronne d'Angleterre. Le grand conseil des barons et des chevaliers d'Irlande , qui, à l'exemple de ceux d'Angleterre , s'assemblaient chaque année en parlement, était regardé presque avec autant de haine et de mépris que les assemblées nationales tenues par les Irlandais indigènes sur le sommet des collines ^ On refusait toute li-