Froissart, vol. IV, chap. lxiii, p
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desse n'était qu'apparente , et les Irlandais savaient mz bien vivre avec les étrangers et se faire aimer d'eux, ï3i6 surtout s'ils étaient ennemis des Anglais. Ils conclurent contre ces derniers des alliances politiques avec plusieurs rois du continent ; et lorsque , au quatorzième siècle, l'Écossais Robert Bruce eut été »3i6 nommé roi par ses compatriotes, des corps de volontaires irlandais passèrent la mer pour le soutenir. Après l'entier affranchissement de l'Ecosse, Edouard Bruce , frère de Robert , descendit au nord de l'Irlande, afin d'aider les indigènes à reconquérir leur pays, et les Anglo-Normands dégénérés à se venger des vexations de leur roi K En effet, plusieurs de ces derniers, et entre autres les Lacy, se joignirent à l'armée écossaise, qui, dans sa marche vers le sud, saccagea plusieurs villes et démantela beaucoup de châteaux bâtis par les fils des compagnons de Jean de Courcy, premier conquérant de l'Ulster. Plusieurs familles qui possédaient de grands domaines dans ce pays, telles que les Andelys, les Talbot , les Touchet, les Chamberlain, les Mandeville et les Sauvage, tous Normands de nom et d'origine, furent contraints d'abandonner le pays^. Arrivé à Dundalk, Edouard Bruce fut élu et couronné roi d'Irlande, malgré l'ex- i3i7 communication prononcée par le pape contre lui, ses fauteurs et ses adhérents ^.
Mais son règne ne dura qu'une année , et il fut
1. In auxilium nostrum et juvamen. (Johan de Fordun. Scotichron., t. III^ p. 92, éd. Heavne.)