‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les Normands (volume 2)Chapitre 166 sur 214 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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que; ils s'équipèrent, à leurs frais, d'armes et de i762 chevaux, et firent des patrouilles, de nuit et de jour, dans les lieux où il j avait du trouble. La rupture ^'^^ de l'Angleterre avec ses colonies de l'Amérique sep- l'so tentrionale, venait de lui attirer une déclaration de guerre de la part de la France, de l'Espagne et de la Hollande. Toutes les troupes employées en Irlande furent rappelées, et ce pays resta exposé aux agressions des trois puissances et des corsaires qu'elles avaient en liier. Les grands propriétaires angloirlandais firent à ce sujet de vives réclamations auprès du ministère, qui leur répondit : « Si vous voulez « être en sûreté, armez-vous et défendez-vous vous- « mêmes. »

La classe riche profita avec beaucoup de zèle de cette autorisation. Les compagnies de volontaires qui s'étaient formées précédemment servirent de modèle et de noyau pour l'organisation d'un corps de milices nationales qui, sous le même nom, s'éleva bientôt au nombre de quarante mille hommes. Comme il était composé, en presque totalité, d'Anglo-Irlandais protestants, le gouvernement en eut peu de défiance, et lui fit présent d'une grande quantité d'armes et de munitions de guerre. Ceux qui conçurent la première idée de cette grande association militaire n'avaient d'autre objet que la défense du sol irlandais contre les ennemis de l'Angleterre; mais l'Irlande était si malheureuse, toutes les classes d'hommes y éprouvaient tant de vexations , que dès l'instant où les volontaires sentirent leur force, ils résolurent de l'employer à rendre meilleure, s'il était possible, la situation du pays. Il se développa entre

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