‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les Normands (volume 2)Chapitre 189 sur 214 · Rex vester^ ego capitaneus et ductor vester; sequimini me · texte numérisé non relu

Rex vester^ ego capitaneus et ductor vester; sequimini me

incampum habituri omnia quœcumque vos petere delectabit. (Thoin. Walsingham , Hist. ainjUc, apud Carnden, Anglica, Hihcrnica, etc., p. 253.)

bourgeois qui étaient du parti des nobles, et qui issi s'étaient tenus armés dans leurs maisons, avec leurs gens, de crainte du pillage, sortirent tous, et se dirigèrent, au nombre de dix mille , la plupart à cheval et complètement armés, vers la plaine où les insurgés marchaient en désordre, ne s'attendant point à être attaqués. Dès que le roi vit venir les gens d'armes, il galopa vers eux, se mit dans leurs rangs, et aussitôt ils commencèrent le combat en bon ordre contre les paysans, qui , surpris de cette attaque imprévue et saisis d'une terreur panique, s'enfuirent de côté et d'autre, la plupart en jetant leurs armes. On en fit un grand carnage, et plusieurs des fuyards, rentrant dans Londres, se cachèrent chez leurs amis*.

Les gens armés qui, sans grand péril, les avaient mis en déroute, revinrent en triomphe, et le jeune roi alla recevoir les félicitations de sa mère, qui lui dit en langue française : « Holà, beau fils, j'ai eu « aujourd'hui grande peine et angoisse pour vous. « — Certes, madame, je le crois bien, répondit le « roi ; mais à présent réjouissez- vous et louez Dieu, « car il est heure de le louer, puisque j'ai aujour- « d'hui recouvré mon héritage et le royaume d'An- « gieterre que j'avais perdus. » On fit des chevaliers dans cette journée, comme dans les grandes batailles du temps, et les premiers que Richard II honora de cette distinction furent le maire Wahvorth et récuyer Philipot, qui avaient assassiné Wat-Tyler. Le jour même, un ban fut crié de rue en rue, de par le roi, portant que tous ceux qui n'étaient pas natifs

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