‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les Normands (volume 2)Chapitre 24 sur 214 · Roger, de Hoved,, loc. sup. cit., p. 667 et · texte numérisé non relu

Roger, de Hoved,, loc. sup. cit., p. 667 et

2. Vertit se ad domum quandam in qua audivit accipitrem. (Ibid.^ p. 673.)

1190 pas tout à fait comme dans son propre royaume, entra dans la maison, prit l'oiseau, et voulut l'emporter ' ; mais le paysan sicilien, quoique sujet d'un roi de race normande, n'était pas habitué à souffrir ce que supportaient les Anglais ; il résista, et appelant ses voisins au secours, il tira contre le roi un 1190 couteau qu'il portait à la ceinture ^ Richard voulut 1*91 se servir de son épée et faire face aux paysans qui s'amassaient autour de lui; mais, Tépée s'étant brisée entre ses mains, il fut contraint de prendre la fuite, poursuivi à coups de bâtons et de pierres ^.

Peu de temps après cette aventure, l'habitude de tout oser en Angleterre à l'égard des vilains et des bourgeois lui en attira une plus fâcheuse. Il y avait près de Messine, sur- le bord du détroit, un couvent de moines grecs, très-fort par sa position : Richard, ayant trouvé ce lieu convenable pour y placer ses magasins, en chassa les moines et y mit garnison \ Mais les habitants de Messine voulurent montrer au prince étranger combien cet acte d'arrogance et de mépris pour eux leur déplaisait; ils fermèrent leurs portes et refusèrent l'entrée de la ville aux gens du roi d'Angleterre ^ En apprenant cette nouvelle, Richard, outré de colère, se rendit au palais de ïan-

1. Intrans clomnm cepit illum. (Roger, de Hoved., loc. sup. cit.^ p. 673.)

Page 1