‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les Normands (volume 2)Chapitre 25 sur 214 · LIVRE XI · texte numérisé non relu

LIVRE XI

crède; il le requit de châtier, sans nul retard, ses "à^ bourgeois, qui osaient tenir tête à un roi K Tancrède '^^* fit enjoindre aux Messinois de cesser toute démonstration hostile ^ La paix sembla rétablie ; mais la rancune sicilienne ne s'éteignit pas au gré des ménagements politiques. Quelques jours après, une troupe des plus irrités et des plus braves d'entre les bourgeois de Messine se rassembla sur les hauteurs voisines du quartier du roi d'Angleterre, pour tomber sur lui à l'improviste, lorsqu'il passerait avec peu de monde ^. Lassés d'attendre, ils livrèrent l'assaut à la maison d'un officier normand , appelé Hugues le Brun ; il y eut combat et grand tumulte, et Richard, qui était alors en conférence avec le roi Philippe sur les affaires de la guerre sainte, accourut, s'arma, et fit armer tous ses gens *. Avec des forces supérieures, il poursuivit les bourgeois jusqu'à la porte de la ville : ceux-ci entrèrent; mais le passage fut fermé aux Normands, sur lesquels on fit pleuvoir du haut des murs une grêle de flèches et de pierres ^ Cinq chevaliers et vingt sergents du roi d'Angleterre furent tués; enfin son armée tout entière arriva, brisa une des portes, et, s'emparant de la ville, y

1. Intravit cymbam et ivit ad palatium régis Taucredi. (Roger, de Hoved. Annal.j pars posterior, apud Rer. anglic. Script. ^ p. 673^ éd. Savile.)

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