‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les Normands (volume 2)Chapitre 28 sur 214 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

3. Nunc scio vere quod rex Angliae quœrit causas malignandi adversus me... ut Alesiam, sororem meara, dimittat, quam ipse sibi desponsandam juravit... sed pro certo sciât quod si... (Ibid.)

4. Quia rex Anglise pater suus eam cognoverat, et tiliuin ex ea geuuerat. (Ibid.)

1191 de faire sur le compte de sa fiancée ; il y avait longtemps qu'il savait cela, et même il ne l'avait pas' ignoré dans le temps où, pour faire tort à son père, il montrait, comme on l'a vu plus haut, tant d'envie d'accomplir ce mariage*. Mais tout ce qu'il avait promis alors par ambition de régner, se voyant roi il ne jugea plus à propos de le tenir; et il obligea Philippe à subir la preuve testimoniale de la honte de sa propre sœur ^. Les faits, à ce qu'il semble, étaient incontestables, et le roi de France, ne pouvant persister dans sa demande, dispensa Richard de sa promesse de mariage, moyennant la somme de dix mille marcs d'argent payables en quatre années. A cette condition, dit le narrateur contemporain, il lui donna licence d'épouser la femme qu'il voudrait^.

Redevenus amis par ce traité, les deux rois mirent à la voile pour la Terre-Sainte, après avoir de nouveau juré sur les reliques et sur l'Évangile de se soutenir de bonne foi l'un et l'autre dans ce voyage et au retour ^. Sur le point de partir, on publia dans les deux camps l'ordonnance suivante :

« Sachez qu'il est défendu à toute personne de (i l'armée, à l'exception des chevaliers et des clercs, « de jouer de l'argent à quelque jeu que ce soit durant

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