IV
1190 avec une armée, assiéger le château de Lincoln, le ir9i prit, et en chassa Gérard de Camville, qui demanda
justice de cette violence à Jean, comme à son suzerain et à son protecteur ^ Par une sorte de représailles du tort fait à son vassal, le comte Jean s'empara des citadelles royales de Nottingham et de Tickhil, j plaça ses chevaliers et y arbora sa bannière, protestant, dit un vieil historien, que si le chancelier ne faisait promptement droit à Gérard, son homme lige, il lui ferait visite avec une verge de fer '\ Le chancelier eut peur, et négocia un accord par lequel le comte resta en possession des deux forteresses qu'il s'était fait livrer : ce premier pas du prince Jean vers l'autorité, que son frère avait craint de lui confier, ne tarda guère à être suivi de tentatives plus importantes.
1191 Geoffroy, fils naturel de Henri II, élu archevêque d'York du vivant de son père , mais demeuré longtemps sans confirmation de la part du pape , obtint enfin de Rome la permission de se faire consacrer parle prélat de Tours, métropolitain de l'Anjou^. Aussitôt après sa consécration, il partit pour l'Angleterre, malgré le serment que son frère l'avait contraint de prêter^. Le chancelier en fut averti ; et, au moment où l'archevêque Geoffroy allait s'embar-
stare. (Chron. Johan. Bromtori;, apud Hist. anglic. Script., t. I, coL 1223, éd. Selden.
1. Roger, de Hoved. Annal., pars posterior, apud Rer, anglic. Script., p. 700^ éd. Savile.