Guilielra. Neubrig. de Beb. anglic, p. 465, éd. Hearne
3. Missis... a latere suo viris honoratis hominium quo sibi astrictiis videbatur solemniter refatavit, bellumque vincto iiidicens... (Ibid.)
4. Roger, de Hoved. Annal., pars posterior, apud Ber. anglie. Script., p. 724, éd. Savile.
5. Petiit sibi... fidelitates hominum regni, aflSrmans quod lex A.ngliœ frater suus mortuus erat. (Ibid.)
o6 CONQUÊTE DE L'ANGLETERRE
;j93 par plusieurs abbés de Normandie, qui obtinrent la permission de le visiter dans sa prison, et surtout par son ancien chancelier, Guillaume de Longchamp, l'ennemi personnel du comte de Mortain K Richard le reçut comme un ami persécuté pour son service, et l'employa dans plusieurs négociations. Le jour fixé pour le jugement du roi arriva; il comparut, comme accusé, devant la diète germanique assemblée à Worms ; il n'eut besoin que de promettre , pour sa rançon, cent mille marcs d'argent, et de s'avouer vassal de l'Empereur, pour être absous sur tous les points -. Cet aveu de vasselage, qui n'était qu'une simple formalité, avait de l'importance aux yeux de l'Empereur à cause de ses prétentions à la domination universelle des Césars de Rome, dont il se disait l'héritier. La sujétion féodale du royaume d'Angleterre à l'empire germanique n'était pas de nature à durer longtemps, et néanmoins l'aveu et la déclaration s'en firent alors avec toute la pompe et l'appareil commandés par les usages du siècle. « Le « roi Richard , dit un contemporain , se destitua du « royaume et le remit à l'Empereur, comme au suze- « rain universel , l'en investissant par son chape- « ron^; et aussitôt l'Empereur le lui rendit pour le « tenir en fief, sous la condition d'un cens annuel « de cinq mille livres sterling , et l'en investit par
1. Roger, de Hoved. Aimai. ^ pars posterior, apud Be7\ anrjlic. Script., p. 722, éd. Savilc.