‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les Normands (volume 4)Chapitre 146 sur 269 · Multi de his qui... régi... adulabautur. (Ibid · texte numérisé non relu

Multi de his qui... régi... adulabautur. (Ibid

bat, seul à seul, avec un cavalier couvert de son ar- 1079 mure, le blessa au bras et le renversa de son cheval ; la voix du blessé lui fit reconnaître son père, et aussitôt il mit pied à terre, l'aida à se relever et à se mettre en selle, et le laissa repartir librement *. Les chefs et les évêques normands s'employèrent à réconcilier de nouveau le père avec le fils. Mais Guillaume résista d'abord à leurs instances : «Pour- « quoi, leur disait-il, me sollicitez-vous en faveur « d'un traître qui a séduit contre moi mes gens de « guerre, ceux que j'avais nourris de mon pain, et à « qui j'avais donné leurs armes ^? » Il céda pourtant à la fin; mais le bon accord entre le père et le fils ne fut pas de longue durée; Robert s'éloigna pour la troisième fois, alla en pays étranger, et ne revint plus du vivant de son père ^. Le roi le maudit à son départ ; et les historiens du siècle attribuent à cette malédiction les infortunes qui remplirent toute la vie du fils aîné de Guillaume le Bâtard, infortunes dont la conquête de l'Angleterre fut, comme on voit, la première cause ^.

De ces dissensions, qui troublaient le repos du chef des conquérants, le peuple vaincu ne retirait aucun profit; et si, dans l'absence de Guillaume, la main royale, comme on disait alors, ne pesait plus sur ce peuple, d'autres mains, celles des comtes, vicomtes,

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