‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les Normands (volume 4)Chapitre 184 sur 269 · II · texte numérisé non relu

II

1087 «par excès d'orgueil, refuse de se rendre au* trice bunal de l'évêque, il sera appelé par une, deux et . « trois fois ; et si, après trois appels consécutifs, il « ne comparaît pas, il sera excommunié, et, au be- « soin, la force et la justice du roi et du vicomte « seront employées contre lui * . »

C'est en vertu de cette loi que s'effectua en Angle- / terre la séparation des tribunaux civils et des tri- I bunaux ecclésiastiques, et ainsi s'établit pour ces / derniers une indépendance absolue de tout pouvoir politique, indépendance qu'ils n'avaient jamais eue dans le temps de la nationalité anglo-saxonne. Alors les évêques étaient obligés de se rendre à l'assemblée de justice, tenue deux fois par an dans chaque province et trois fois par an dans chaque district ; ils joignaient leurs accusations aux accusations portées parles magistrats ordinaires, et jugeaient conjointement avec eux et avec les hommes libres du district les procès où la coutume du siècle leur permettait d'intervenir, ceux des veuves, des orphelins, des gens d'église, et les causes de divorce et de mariage. Pour ces causes, comme pour toutes les autres, il n'y avait qu'une loi, qu'une justice et qu'un tribunal. Seulement, quand on venait à les débattre, l'évêque s'asseyait à côté du sheriff et de l'ealdorman ^ ou ancien de la province; puis, suivant l'usage ordi^

leges, rectum Deo et episcopo fociat. (Seldeni notœ ad Eadmeri Hist. nov., p. 168.) — Monast. ajighc., Dugdale, t. III, p. 308.

1, Si vcro aliquis per siiperbiam elatus... cxcommunicetûr, et si opus fuerit ad hoc vindicandiim, fortitudo et justitia régis vel vicccomitis adhibeatur. (Cbarta régis Wilielmi primi, apudWilkins, Concilia Magnx Brilanniee, t. I, p. 369.)

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