There was by king Willarae's day worre and sorwe y nou
So that muchedel Engelond thogte hys lyf to long.
(Robert of Gloucester Chronicle, t. 11^ p. 374 et 376, éd. Hearne.)
Cependant, les barons anglo-normands qui n'avaient point concouru à l'élection de Guillaume le Roux repassèrent la mer, courroucés contre lui de ce qu'il était devenu roi sans leur aveu ; ils résolurent de le déposer, et de mettre à sa place son frère aîné Robert, duc de Normandie ^ Ala tète de ce parti figuraient Eudes de Bayeux, frère du Conquérant, nouvellement sorti de prison, et beaucoup de riches Normands ou Français de l'Angleterre, comme s'exprime la chronique saxonne ^ Le roi Roux (car c'est ainsi que les histoires du temps le nomment^), voyant que ses compatriotes conspiraient contre lui, appela à son aide les hommes de race anglaise, les engageant à le soutenir par l'espoir d'un peu de soulagement*. Il convoqua auprès de lui plusieurs de ceux que le souvenir de leur puissance passée faisait encore regarder par la nation anglo-saxonne comme ses chefs naturels ; il leur promit les meilleures lois qu'ils voulussent choisir, les meilleures qui eussent jamais été observées dans le pays ^; il leur rendit le droit de porter des armes, et la jouissance des forets; il arrêta la levée des tailles et de tous les