LIVRE VII
tombeau du roi défunt, et ce fut Thomas, l'archevêque d'York, qui en remporta l'honneur ^ Plusieurs pièces de vers et de prose à la louange du Conquérant nous ont été conservées, et, parmi les éloges que lui donnèrent les clercs et les littérateurs du siècle, il y en a d'assez bizarres : « Nation anglaise, « s'écrie l'un d'entre eux, pourquoi as-tu troublé le « repos de ce prince ami de la vertu ^?)) — «0 Anglec( terre, dit un autre, tu l'aurais chéri, tu l'aurais « estimé au plus haut degré, sans ta folie et ta ma- « lice ^. » — « Son règne fut pacifique, dit un. troi- « sième, et son âme bienfaisante *. » Il ne nous reste rien des épitaphes que lui fît de vive voix le peuple vaincu, à moins qu'on ne regarde comme un exemple des exclamations populaires qu'excita sa mort ces vers d'un poëte anglais du treizième siècle : « Les «jours du roi Guillaume furent des jours de souf- « france, et beaucoup d'hommes trouvèrent sa vie « trop longue \ »
1. Solius Tliomee... versus ex auro inserti sunt. (Orderic. Vital. Hist. ecclesiast., lib. VIII, apud Script, rer. normann., p. 663.)
2. Gens Auglorum^ turbastis principem, Qui virtutis amabat tramitem.
(Script, rer. normann., p. 318.)
3. Diligeres... euin, anglica terra, si abesset imprudentia atque iniquitas tua. (Guill. Pictav., apud Script, rer. normann., p. 207.)