‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les Normands (volume 4)Chapitre 222 sur 269 · LIVRE VII · texte numérisé non relu

LIVRE VII

L'archevêque Anselme répondit qu'il adhérait pleinement à cette décision, et peu de jours après il célébra le mariage du roi normand et de la nièce du dernier roi de race anglaise; mais avant de prononcer la bénédiction nuptiale, voulant dissiper tous les soupçons et désarmer la malveillance, il monta sur une estrade devant la porte de l'église, et exposa au peuple assemblé tout le débat et la décision des évêques. Ces faits sont racontés par un témoin oculaire, par Edmer, Saxon de naissance et moine de Canterbury.

Toutes ces précautions ne purent vaincre ce que l'historien Edmer appelle la malice de cœur de certains hommes*, c'est-à-dire la répugnance de beaucoup de Normands contre la mésalliance de leur roi. Ils s'égayèrent sur le compte des nouveaux époux, les appelant Godrik et Godive, et employant ces noms de la langue saxonne comme des sobriquets de dérision ^ « Henri le savait et l'entendait, dit un « ancien chroniqueur, mais il affectait d'en rire aux « éclats, cachant adroitement son dépit ^ » Lorsque le duc Robert eut débarqué en Normandie, l'irrita-

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