Devenu par corruption Chaloner
4. Devenus par corruption Rochford, RoMy, Chaicorth, etc. D'autres noms français ont été défigurés de diverses manières, comme de la Haye, Hay; de la Souche, Zouche, du S aut-de- Chevreau^ Sachever ell, etc.
5. Ce mot, d'extraction française, n'avait pas d'équivalent précis dans la langue anglo-saxonne.
1066 maison de ses aïeux, n'ayant pas où reposer sa tête *. 1W57 Cette noblesse naturelle et générale de tous les
vainqueurs croissait en raison de l'autorité ou de rimportance personnelle de chacun d'eux. Après la noblesse du roi normand, unique entre toutes, venait celle du gouverneur de province, qui portait le titre de comte; après la noblesse du comte venait celle de son lieutenant, appelé vice-comte ou vicomte; ensuite celle des gens de guerre, suivant leurs grades, barons, chevaliers, écuyers ou sergents, nobles illégalement, mais tous nobles par le droit de leur v>.toire commune et de leur naissance étrangère.
1067 Avant de marcher à la conquête des provinces du nord et de l'ouest, Guillaume, par des raisons difficiles à bien déterminer, voulut repasser la mer et visiter son pays natal. Peut-être avait-il hâte de se montrer à ses compatriotes, entouré de la pompe d'un roi et des trophées de sa victoire; peut-être aussi une passion moins noble, mêlée d'inquiétude sur l'avenir, lui faisait-elle désirer de mettre en sûreté, hors de l'Angleterre, les richesses qu'il avait enlevées aux provinces déjà conquises 2. Près de s'embarquer pour retourner en Normandie, il confia la lieutenance de son pouvoir royal à son frère Eudes, évêque de Bayeux, et à Guillaume, fils d'Osbern. A ces deux vice-rois furent adjoints d'autres seigneurs
1, ... Non habentes ubi reclinarent caput. (Johan. de Fordnn, Scoti-chronicon, lib. IV, p. 404, éd. Hearne.)
•2. ...Et secum duxit obsides ac thesauros. (Chron. saxon., éd. Gibson, p. 173.) — NuUus unquam illuxit ei (Xormannine) dies lœtior quam cum certo rescivit principera suum, auctorem s^ii quieti status, regem esse. (Guill. Pictav., apiid l'ist. normann. Script., p. 206.) — Henrici Huntind. Hist., lib. VII, p. 369, éd. Savile.
de marque, comme aides et comme conseillers : Hu- loc? gués de Grantmesnil, Hugues de Montfort, Gaultier Giffard et Guillaume de Garenne ^
Ce fut à Pevensey que se rendit le nouveau roi, afin de s'embarquer au lieu même où il était venu aborder six mois auparavant; plusieurs vaisseaux l'y attendaient, pavoises en signe de joie et de triomphe ^ Un grand nombre d'Anglais s'y étaient rendus par son ordre, pour passer le détroit avec lui ^. On remarquait parmi eux le roi Edgar, l'archevêque Stigand, Frithrik, abbé de Saint-Alban, les deux frères Edwin et Morkar, et Waltheof, fils de Siward, qui n'avait pu combattre à la journée de Hastings. Ces hommes, et plusieurs autres que le vainqueur emmenait aussi, devaient lui servir d'otages et de garants du repos des Anglais, et il espérait d'ailleurs que, privée, par leur absence, de ses chefs les plus puissants et les plus populaires, cette nation serait moins remuante et moins hardie à se soulever *.
Dans le port où pour la première fois il avait mis le pied en Angleterre, le conquérant distribua des présents de toute espèce à ceux de ses gens d'armes qui repassaient la mer, afin, dit un historien normand, que nul à son retour ne pût dire qu'il n'avait