Magni debellatoris. (Ibid., p
1068 national, par l'élection du peuple et la consécration de rÉgiise. Il partit avec sa mère Agathe, ses deux sœurs Marguerite et Christine, un chef appelé Merles wejn, et d'autres hommes de haut rang '. Cherchant pour les princesses un refuge inviolable, et pour la royauté saxonne un secours étranger, ils ne firent que traverser le Northumberland. Ils passèrent la limite septentrionale qui, depuis la défaite du roi Egfrith par les Pietés et les Scots, séparait l'Angleterre de l'ancienne Albanie, nommée en ce temps-là, comme aujourd'hui, le pays des Scots ou l'Ecosse 2.
'50 Les invasions des pirates danois, qui s'étendirent 8" aussi bien au nord qu'au sud de la Tweed, n'avaient point changé cette frontière. Le seul résultat politique de la domination exercée quelque temps par les Danois sur le peuple mêlé de Galls, de Bretons et de Saxons, qui habitait entre le Forth et la Tweed, fut d'ajouter à ce mélange de différentes races d'hommes un nouvel accroissement de population germanique. De là vint qu'au sud du Forth, et surtout vers l'est, l'idiome prépondérant fut un dialecte teutonique, parsemé de mots galliques et bretons, et plus rapproché, dans ses formes grammaticales, du danois que de l'anglo-saxon. Vers le temps où ce changement s'opérait par degrés au sud de l'Albanie, dans le nord, une révolution plus rapidement accomplie réunit en un seul État, et sous la même autorité, les Pietés de la côte orientale et les Scots des monta-
1. Egressusest Eadgarus Clito^ et Merleswegen, multiqne aîii viri cum iis, et profecti sunt Scotiam. (Chron. saxon., éd. Gibson, p. 173.) 'i. Voyez plus haut, livre I, passirn.