‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les Normands (volume 4)Chapitre 85 sur 269 · Voyez t. I, liv. III, p · texte numérisé non relu

Voyez t. I, liv. III, p

3. Vita Lanfranci, apud Script, rer. gallic, et francic, t. XIV, p. 31 et 32. — Lanfranci Opéra, p. 299.

4. Divinitas Anglis institutor datus. (Orderic. Vital, Hist, ecclesiast., lib. IV, apud Script, rer, normann., p. 520.)

1071 abbés par les moines*. Cet usage était un de ceux que la conquête ne pouvait laisser subsister, et tout le pouvoir religieux, aussi bien que le pouvoir civil, devait passer des indigènes aux conquérants.

Lorsque l'arclievêque Lanfranc fît sa première entrée dans la métropole qu'on lui donnait à régir, il ne put s'empêcher d'être saisi d'un profond sentiment de tristesse, en voyant l'état où les Normands l'avaient réduite. L'église du Christ, à Canterburj, était dévastée par le pillage et l'incendie, et le grand autel, dépouillé d'ornements, se trouvait presque enterré sous les décombres ^. Aux fêtes de la Pentecôte, il y eut un second concile tenu à Windsor, et Thomas, l'un des chapelains du roi, fut nommé archevêque d'York, à la place du Saxon Eldred, qui était mort de chagrin. Thomas, de même que Lanfranc, trouva son église métropolitaine détruite par le feu, avec ses ornements, ses chartes, ses titres et ses privilèges ; il trouva le territoire de son diocèse tout ravagé, et les Normands qui l'habitaient si attristés par le spectacle de leurs propres dévastations, qu'ils hésitaient même à s'établir sur les terres qu'ils avaient prises^. Thomas se mit en possession de

1. Régis et omnium optimatum ejus benevola electione. (Orderic. Vital. Hist. ecclesiast., lib. IV, apud Script, rer. normann., p. 519.) — Successio priorum dunelmensis ecclesiœ. {Anglia sacra, t. I, p. 785.)

2. Cum Cantnarium primo venisset, et ecclesiara Salvatoris, qnam regere susceperat, incendio atque ruinis pêne iiihilifactam invenisset, mente consternatus est. (Eadmeri Hist. nov., p. 7, éd. Selden.)

3. Quando... archiepiscopatum suscepit^ civitas Eboraca et tota regio circa... a Normannis ferro et flarama penitus fuit destructa, incensa quoque beati Pétri metropolis ecclesia... cuncta circumcirca liostili vastatione invenit depopulata. (Thomœ Stubbs Ad. pontifie, ef^orac, apud Hist. anglic. Script., t. 11^ col. 1708, éd. Selden.)

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