‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les Normands (volume 4)Chapitre 9 sur 269 · Consulens... comitatos e Normannia. (Ibid · texte numérisé non relu

Consulens... comitatos e Normannia. (Ibid

5. . . Retelleni quemque minus ausurum in se. facilius conterendum. (Ibid.)

l'engagèrent à se montrer moins ambitieux qu'il ne l'était d'une dignité qui, en l'attachant à la nation vaincue, devait jusqu'à un certain point séparer sa fortune de celle de ses compagnons d'armes. Guillaume s'excusa modestement, et demanda au moins quelque délai, disant qu'il n'était pas venu en Angleterre pour son intérêt seul, mais pour celui de toute 'sa nation et des braves qui l'avaient suivi ; que, d'ailleurs, si Dieu voulait qu'il devînt roi, le temps de prendre ce titre n'était pas arrivé pour lui, parce que trop de provinces et trop d'hommes restaient encore à soumettre*.

La majorité des chefs normands inclinait à prendre à la lettre ces scrupules et cette réserve, et à décider qu'en effet il n'était pas temps de faire un roi, lorsqu'un capitaine de bandes auxiliaires, Aimery de Thouars, à qui la royauté de Guillaume devait porter moins d'ombrage qu'aux barons de Normandie, prit vivement la parole, et dit ; « C'est trop de « modestie que de s'informer si des gens de guerre « veulent que leur seigneur soit roi ; on n'appelle « point des soldats à une discussion de cette nature, « et d'ailleurs nos débats ne servent qu'à retarder « ce que nous souhaitons tous de voir s'accomplir « sans délai ^. » Ceux d'entre les Normands qui, après les feintes excuses de Guillaume, auraient osé opiner dans le même sens que leur duc, furent

1. ... Res adhuc turbidas esse, rebellare nonnullos. (Guill. Pictav., apud Script, rer. normann., p. 203.)

2. ...Ad disceptatiouera hujusraodi milites nunquam aut raro acciti sunt. Non est diu trahendum nostra délibération j quod desideramus tieri quam ocissirae. (Ibid., p. 205.)

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