‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les Normands (volume 4)Chapitre 93 sur 269 · Voyez t. I, liv. III, p. 30G cl · texte numérisé non relu

Voyez t. I, liv. III, p. 30G cl

2. Primus namque presbiteri filius erat. (Heiirici Knyghton, de Event. avyl., lib. I, apud Hisl. anglic. Script., t. II, col. 2348, éd. Selden .)

3. De divitiis aiiglicis larga mimera cupidis Romanis ubertim dcderiint, sic mirabiles Latiis visi sunt. (Orderic. Vital. Hist. ecclesiasl., lib. IV^ apud Script, rer. normann., p. 548.)

4. Novo régi... in novis regni dispositionibuS;, pernecessarior. Eadmcri /7îi.i. uov.. p. 7, éd. Seldei).)

1071 « raies ^ » Lanfranc les prit et les rendit à Rémi

1072 et à Thomas ; puis, ayant lui-même reçu de Grégoire VII la confirmation de son titre de primat de toute l'Angleterre, il repartit avec ses compagnons.

Ainsi les églises des Anglais continuèrent d'être livrées, sans obstacle, et avec l'aveu de l'Église romaine, à des clercs venus de tous pays. Le prélat de race étrangère prononçait devant un auditoire saxon ses homélies en langue française, et quand elles étaient écoutées patiemment, ou par surprise, ou par terreur, l'homme d'outre-mer s'enorgueillissait de la puissance de ses discours, qui, disait-il, s'insinuaient, par miracle, dans l'oreille des barbares^. Une sorte de pudeur et d'envie d'offrir au monde chrétien autre chose que ce ridicule spectacle firent rechercher par le roi Guillaume quelqu'un des hommes que l'opinion du temps préconisait au loin, à cause de l'austérité de leur vie religieuse. Tel était Guimond, moine du couvent de la Croix-Saint-Leufroi, en Normandie ; le roi lui envoya l'invitation de passer la mer, et il obéit sans délai aux ordres de son seigneur temporel. Quand il fut arrivé en Angleterre, le conquérant lui dit qu'il avait dessein de l'y retenir, et de l'élever à une haute dignité ecclésiastique : voici ce que répondit le moine, si l'on en croit un historien postérieur de peu d'années ^ :

1. « Tu pater es patrios illius. » (Eadineri Hist. nov.^ p. 7, éd. Selden.)

2. Qui, licet latine vel gallice loquentem, illum minime intelligereut, tamen, intendentes ad illum, virtute vevbi Dei... ad lacrymas multoties compuncti. (Pétri Blesensis Ingulli continuât., apud Hei\ anglic. Script.^ t. I, p. 115, éd. Gale.)

3. Orderic. Vital. Ilist. ecclesiast., lib. IV, apud Script, rer. normann.^ p. 521.

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