‹ Histoire de la conquête de l'Angleterre par les Normands (volume 5)Chapitre 112 sur 268 · Johu Stow's Annals, p. 114. London · texte numérisé non relu

Johu Stow's Annals, p. 114. London

3. Praeter Herewardum solum singulosque ejus sequaces, qiios ipse viriliter eduxit 'Chrnn. saxon., éd. Gibson, p. 181.)

4. Chronique de Geoffroy Gaymar; Chron. anjlo-norin., t. I, p. 19.

Ce hardi coup de main ne fut pas le dernier exploit du grand capitaine de partisans. On le vit se promener encore tm plusieurs lieux avec sa bande recrutée de nouveau, et dresser des embûches aux Normands, sans jamais leur faire de quartier, ne voulant pas, dit un auteur du temps, que ses compatriotes eussent péri sans vengeance '. Il avait avec lui cent hommes bien armés et d'une fidélité à toute épreuve, parmi lesquels on distinguait, comme les plus dévoués et les plus braves, Winter, son frère d'armes; Gheri, son parent; Alfrik, Godwin, Leofwin, Torkill, Siward, et un autre Siward surnommé le Roux*. Quand l'un d'entre eux, dit un vieux poëte, rencontrait trois Normands, jamais il ne refusait le combat; et, pour le chef, souvent il lui arriva de tenir tête à sept ennemis '. Il paraît que la gloire de Hereward, si chère à tous les cœurs saxons, lui gagna l'amour d'une dame nommée Alswithe, qui avait conservé de grands biens, probablement parce que sa famille s'était de bonne heure déclarée pour le nouveau roi. Elle offrit sa main au chef de rebelles, par admiration pour son courage; mais, craignant en même temps les dangers et les aventures, elle usa

1. ... Insidias exquisitas. (Matth. Paris., t. I, p. 7.) — Inultosabire ad inferos non permisit. {Hist. Ingulf. Croyland., apud Rer. anglic. Script., t. I, p. 71, éd. Gale.)

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